17: Moudon à Lausanne

Le Lac Léman sera bientôt vôtre.

 

 

DIDIER HEUMANN, ANDREAS PAPASAVVAS

 

Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page.

Aujourd’hui, c’est une grande étape de transition entre la Vallée de la Broye au bout du plateau suisse et le Lac Léman. La transition se passe au milieu de petites collines, boisées pour la plupart. Le chemin arrivera sur les hauts de Lausanne, dans les bois de Chalet-à-Gobet, à plus de 800 mètres d’altitude. Lausanne s’étend donc de la montagne au lac, qui est à moins de 400 mètres d’altitude. C’est une belle étape, très variée, en fait composée de divers épisodes. Au départ, nous quittons Moudon le long de la Broye, puis à partir de Bressonnaz adieu la Broye. C’est alors un chemin qui oscille entre deux ruisseaux, le Carrouge et la Bressonne. Dès lors, ce sera un dialogue souvent interrompu avec l’intrépide et turbulente Bressonne. Plus loin, sur les hauteurs, le regard plonge avec délice sur les Préalpes fribourgeoises et vaudoises voire même les Alpes savoyardes. Si vous aimez les forêts, vous allez être comblé. Car, pendant longtemps, vous allez monter et descendre dans des bois magnifiques, sous les hêtres le plus souvent, jouant à cache-cache avec la Bressonne, qui joue parfois à se faire peur dans de maigres canyons. Tout ce petit jeu s’achève dans les bois du Jorat, sur les hauts de Lausanne. Le parcours devient alors un vrai jeu de piste entre les forêts, les golfs et les nombreuses résidences cossues de Chalet-à-Gobet et de Vers-chez-les Blanc, régions très prisées par la population locale. Les hauteurs de Lausanne sont très mixtes et vous pouvez passer presque sans transition de zones à forte densité à la nature la plus sauvage. Vous allez expérimenter ce paradoxe en traversant Vers-chez-Les-Blanc, Epalinges, les Croisettes, puis en plongeant à nouveau dans le canyon du Flon, derrière les falaises des Croisettes. Mais, vous ne serez pas encore au bout des surprises. Après le passage bucolique du vallon du Flon, la remontée sévère sur des escaliers au niveau de l’autoroute, vous allez traverser le bois de Sauvabelin, son petit lac, et plonger, le plus souvent dans la nature, le regard tourné vers le lac, jusqu’au centre-ville.

 

Les dénivelés aujourd’hui (+583 mètres/-584 mètres) peuvent paraître conséquents, mais c’est une longue étape. La plupart du temps, vous n‘aurez même jamais le sentiment que vous montez ou vous descendez, si ce n’est lors de la traversée des ruisseaux, dont la Bressonne et le Flon, et en fin de parcours dans les bois de Sauvabelin et dans la longue descente sur le centre-ville.

Les parcours sur routes et chemins sont équivalents:

Goudron: 13.6 km

Chemins: 14.4 km

Il est très difficile de spécifier avec certitude les pentes des itinéraires, quel que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qui mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées sur des profils cartographiés. Il existe peu de sites sur Internet pouvant être utilisés pour estimer les pentes (trois au maximum). Étant donné que ces programmes sont basés sur une approximation et une moyenne autour du point souhaité, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en raison de la variation entre deux points (par exemple une dépression suivie d’une bosse très proche). Un exemple? Sur le GR36, le long de la côte bretonne, l’altitude est rarement supérieure à 50 mètres au-dessus du niveau de la mer, mais l’itinéraire continue de monter et descendre toute la journée. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel donnera 800 mètres d’altitude, un autre 300 mètres. Qui dit la vérité? Pour avoir fait le parcours plusieurs fois, les jambes disent que la différence d’altitude est plus proche de 800 mètres! Alors, comment procédons-nous? Nous pouvons compter sur le logiciel, mais nous devons être prudents, faire des moyennes, ignorer les pentes données, mais ne considérer que les altitudes. De là, ce n’est que des mathématiques élémentaires pour en déduire les pentes, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont l’altitude est connue. C’est cette façon de faire qui a été utilisée sur ce site. De plus, rétrospectivement, lorsque vous estimez l’itinéraire estimé sur la cartographie, vous remarquez que cette façon de faire est assez proche de la vérité du terrain. Lorsque vous marchez souvent, vous avez assez rapidement le degré d’inclinaison dans les yeux.

Voici un exemple de ce que vous trouverez. Il suffit de prendre en compte la couleur pour comprendre ce qu’elle signifie. Les couleurs claires (bleu et vert) indiquent des pentes modestes de moins de 10%. Les couleurs vives (rouge et brun foncé) présentent des pentes abruptes, le brun dépassant 15%. Les pentes les plus sévères, supérieures à 20-25%, très rarement plus, sont marquées de noir.

Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du GR65. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct. Pour ce chemin, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-moudon-a-lausanne-riponne-par-la-via-jacobi-4-67515914/a>

Section 1: A nouveau le long de la Broye.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans difficulté.

La Via Jacobi quitte Moudon par un petit détour dans la ville haute au niveau du château où nous sommes passés la veille, au milieu des belles façades de pierre.
Le parcours longe en descendant les remparts, puis passe devant ce qui reste de la cité médiévale.

La tour de la Broye, la tour principale du château d’autrefois, remonterait au XIIIème siècle, érigée par les Zähringen de Fribourg. Cette tour de 25 mètres de hauteur fut décapitée par un tremblement de terre. Réaménagée, elle ne fait plus que 16 mètres de hauteur. Elle est classée néanmoins comme monument historique.

 

Le parcours descend encore la pittoresque Rue du Bourg le long des terrasses fleuries avant de sortir de la ville.
Il suit alors le chemin des Vignes pour descendre vers la rivière. La coquille de Compostelle est là pour vous rappeler le Chemin. Elle est très rarement présente sur les chemins de Suisse.
Au bas de la colline, un chemin de terre mène à un petit parc près de la rivière. Ici, la rivière est un peu plus sauvage que dans la partie suivie la veille.
La Via Jacobi traverse la Broye, la rivière qui descend des Préalpes fribourgeoises, passe par Moudon, puis Lucens et Payerne pour se jeter dans le lac de Neuchâtel. La rivière est un des axes centraux des chemins qui partant de la variante de Bâle.
Un large chemin de terre longe alors la rivière, sous l’ombre des grands arbres.
Il passe à côté de la piscine et continue le long de la rivière.
Ici, un pont permet aux soldats de gagner à pied une caserne de l’autre côté de la rivière.
Le petit chemin au bord de la rivière se rapproche progressivement de la route cantonale, la Route de Berne.
Il va passer sous la Route de Berne et se rapprocher de la voie ferrée.
Par un petit escalier, le chemin gagne la gare de Bressonnaz et repasse de l’autre côté de la Broye.

Le parcours ici se poursuit en bordure de forêt avant d’obliquer vers le Carrouge qui reçoit un peu plus haut la Bressonne, un petit ruisseau tumultueux que l’on rencontrera jusque sur les hauts de Lausanne, et qui se jette ici dans la Broye.

Sur le goudron, la Via Jacobi rejoint le petit hameau de Bressonnaz Dessous, après avoir traversé le Carrouge.
Elle traverse le hameau, longeant le Carrouge dans les feuillus et les herbes folles.
Puis, elle suit un instant une petite route qui s’en va dans la campagne, avant d’emprunter un chemin herbeux à l’orée du sous-bois au bord de la rivière.
Perdu dans les hautes herbes, un panneau intitulé Sankt Jakob, relayant les traditionnelles indications jaunes des chemins suisses, invite à passer de l’autre côté de la rivière.
Le chemin s’en va alors dans les herbes hautes, à angle droit, pour rejoindre en montant la route de Berne.
La petite route des Brits monte alors, parallèle à la route de Berne, passe devant la ferme des Brits et rejoint un peu plus haut la route qui va vers Vucherens.

Section 2: Entre forêt et campagne.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: une assez longue montée dans la forêt, puis le calme.

La Via Jacobi ne suit pas longtemps la route vers Vucherens. Elle bifurque à droite, dans les blés et les coquelicots, sur le Chemin des Bourguères, direction Syens.
Mais le chemin de Compostelle ne va pas à Syens. Il quitte l’axe de la route cantonale et part, direction opposée, vers la forêt par le Chemin des Grands Champs…
… pour bifurquer en zigzags un peu plus loin à droite sur le Chemin de Maufay, où une grande ferme occupe tout l’espace.
Derrière la ferme de Maufay, un petit chemin monte pour rejoindre plus haut le Chemin du Chalet.
La route monte à l’orée de la forêt, mais assez rapidement, la Via Jacobi quitte la route pour entrer à droite dans la forêt.
Un petit chemin, souvent embourbé, grimpe alors assez sévèrement dans le bois de feuillus et d’épicéas. Plus haut, le chemin s’élargit dans la forêt.
A la sortie du bois, la pente s’adoucit et le chemin file gentiment dans les herbes pour atteindre les premières maisons de Vucherens, tandis que la vue s’ouvre sur les Préalpes.
Vucherens est un village très étendu. La Via Jacobi ne passe pas au centre du village mais transite par les hauts, sur la Route du Village qui monte résolument, au milieu des fermes aux façades bien rénovées et des lotissements récents.
Au sommet de la colline, la Route de la Gotte remplace la Route du Village. A l’intersection des routes, une petite chapelle, classée monument historique, construite au XVIIIème siècle, remaniée par la suite, est dédiée à St Pierre et St Pancrace. Il faut tout de même mentionner que les catholiques sont minoritaires dans un canton d’abord protestant.
La Route de la Gotte longe d’abord, à plat, de petites maisons récentes, mais rejoint rapidement la campagne et ses fermes.
Une grande ferme, la ferme de la Gottaz, se permet même de transiter par dessus la route. Ici, les fermes n’ont plus le charme envoûtant des fermes bernoises ou même de certaines fermes fribourgeoises.

Section 3: Toujours entre forêt et campagne.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans difficulté.

A partir de là, la route se balade dans un espace complètement ouvert, dans les prés et les céréales, avec en toile de fond les Alpes Valaisannes, les Préalpes fribourgeoises et vaudoises.
Au bout du plateau, à la croisée de deux chemins, la Via Jacobi descend sur la Route de la Main de Fer.
La descente dans la plaine est douce, mais assez longue entre campagne et sous-bois.
Au bas de la descente, à Ussières, la Via Jacobi rejoint une route assez passante et la traverse ainsi que la Bressonne.
Puis, la route s’en va vers Ecorcheboeuf, traverse le village et se dirige vers la forêt.
Un large chemin de terre, par endroits embourbé, va traverser assez longtemps la forêt.
La pente est assez légère, régulière, au milieu des hêtres et des épicéas, avec parfois des clairières.

A un moment décisif, vous arriverez à un carrefour, avec de nombreuses directions. Attention ici, les panneaux se trouvent à gauche du chemin et l’étroit sentier à suivre en direction de Monpreveyres, à peine visible, descend lui, sur la droite. Prêtez-y grande attention! Il ne faut en aucun cas continuer tout droit sur la Claie aux Moines. Vous vous perdrez dans les forêts autour de Lausanne. Mais le panneau est assez clair. La Via Jacobi (Via 4 entouré de bleu) part à droite, à angle droit dans la forêt, direction Chalet à Gobet.

Section 4: Dialogue avec la Bressonne.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours aisé, mais pentes très prononcées pour gagner la rivière.

Un petit chemin, parfois embourbé, descend sèchement (avec parfois des pentes de près de 30%) au fond du vallon. Des escaliers de bois aident parfois à la progression pour atteindre le pont sur la Bressonne. Heureusement, la descente est brève.
C’est une nouvelle et belle rencontre avec la rivière. Au fond du petit vallon coule la Bressonne, rivière souvent tumultueuse, plutôt sage ici.
De l’autre côté du vallon, la pente est un peu moins raide (mais parfois jusqu’à 20%). Le passage de la Bressonne est en fait le seul moment assez pénible de cette première partie de parcours.
Le chemin débouche à la sortie de la forêt sur un beau lieu qui regroupe la cure, la Salle du Tilleul et le temple de Montpreveyres. Un prieuré catholique existait ici au Moyen-Age, balayé par la Réforme au XVIème siècle. Les constructions ont évolué au cours des siècles. La cure abrite aussi la Salle du Tilleul, dévolue à des activités culturelles.

Le temple a été amendé de nombreuses fois au cours des siècles, mais il reste magnifique, dressé contre la forêt.

La route rejoint alors le village de Montpreveyres, coupé en deux par la Route de Berne. Il passe devant l’école. En Suisse, surtout dans les cantons protestants, de nombreux bâtiments administratifs, dont les anciennes écoles, arborent souvent un fier clocheton.
La route rejoint rapidement la Route de Berne. Là, la Via Jacobi va longer la route jusqu’à la sortie du village.
Au sommet du Chemin des Bossons, à la sortie du village, la Via Jacobi qui suit la route de Berne croise une petite route qui va vers Les Cullayes. Elle suit encore un peu la route passant devant le restaurant des Balances.
Un peu plus haut, la Via Jacobi quitte la route de Berne pour s’engager dans un large chemin de terre qui va vers la forêt.
Le chemin descend dans la forêt pour traverser à nouveau la Bressonne, qui cascade ici avec bruit.

Un joli chemin forestier oscille alors longuement dans le bois, en pente légère, remontant le vallon creusé par la rivière. La forêt est magnifique ici.

C’est une forêt mixte de feuillus et de conifères.
Lorsque le chemin quitte la Bressonne, qu’il n’a jamais vraiment quittée jusqu’ici, le goudron remplace la terre battue.

Section 5: Dans les belles forêts du Jorat et de Chalet-à-Gobet.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans difficulté.

La route goudronnée monte dans la forêt. Nous sommes près du refuge de la SPA et on entend aboyer les chiens.
La petite route rejoint une autre route qui va vers Moille Margot. Mais, la Via Jacobi n’y va pas. Elle part direction opposée vers la route de Berne.
La route rejoint un grand centre équestre. Ici, on apprécie bien que nous sommes sur le Chemin de Compostelle. C’est seulement le deuxième signe visible depuis la sortie de Moudon. Et pour vous dire, nous n’avons guère rencontré de signes de Compostelle en Suisse allemande.
Un large chemin de terre descend alors dans la forêt, jusqu’à une bifurcation importante. Attention ici! Il faut impérativement partir à droite, car la bifurcation est mal indiquée, le panneau étant après la bifurcation! Si vous allez tout droit, vous allez certainement vous perdre.
On devine que parfois sous les feuillus et les conifères, le chemin peut être embourbé. Il traverse le bois jusqu’à trouver un pont qui enjambe un petit ruisseau.
Le chemin passe alors près du golf de Pra Roman, le plus petit des deux golfs de Lausanne, tous les deux sur la hauteur.
Puis la Via Jacobi reste encore un peu sur la terre battue avant de trouver le goudron. On s’approche alors de la grande banlieue Nord de Lausanne, cette région très recherchée par les vaudois, cernée par les grands bois du Jorat.
Une route passe alors par les lotissements neufs jusqu’au restaurant de la Crillère, sur la route qui descend en direction de Vers-chez-les-Blanc.
La Via Jacobi suit alors la route jusqu’au camping de Pra Collet.
Peu après le camping, en descendant sur la route qui va à Vers-chez-les-Blanc, la Via Jacobi part à droite dans la forêt sur un parcours de VTT avec obstacles. Ce sont 4 kilomètres de circuits sur 3 niveaux de difficultés.
Cette forêt, le bois de Peccau, est magnifique non seulement pour les cyclistes, mais aussi pour les marcheurs. C’est un peu plus d’un kilomètre de bonheur. Pour éviter les cyclistes, il suffit de suivre le balisage usuel jaune des chemins en Suisse.
La pente est le plus souvent douce sous les hêtres, le gros bataillon des arbres de cette forêt, avec de nombreux tas de bois coupé alignés le long du chemin. Nous n’avons jamais rencontré de cyclistes sur le chemin des randonneurs, mais parfois les itinéraires se croisent.
Vers l’extrémité de la forêt, le chemin descend en pente raide, sur une petite route qui mène à Vers-chez-les-Blanc.
Ici, nous sommes au lieudit Les Moliettes, à deux pas de Vers-chez-les-Blanc.
La Via Jacobi coupe à angle droit et transite dans un quartier semi industriel, en direction du centre de recherches de Nestlé.

Section 6: Entre nature sauvage et civilisation.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours assez casse-pattes, le plus souvent en descente.

La Via Jacobi contourne alors le centre de recherches de Nestlé avant de gagner le bois à nouveau. Sur les hauts de Lausanne, les forêts se succèdent sans cesse.

Un large chemin de terre descend dans un charmant petit vallon où coule le Flon Morand. Ici, la pente est très rude, à plus de 15%, dans le vallon sombre.
On restera toujours très étonné que l’on ait pu conserver des endroits aussi sauvages, de la nature vierge, si près des grandes villes.
Au fond du vallon, après avoir traversé la rivière, le chemin remonte aussi sévèrement, mais pour peu de temps.
Sous les beaux hêtres et les grands frênes, il traverse encore un petit affluent du Flon Morand…
… avant de quitter la forêt et de gagner sur le goudron les hauts de Epalinges près de la déchetterie.
La Via Jacobi se dirige alors vers l’hôpital de Sylvana, un centre de gériatrie, perché sur la colline.
La Via Jacobi monte alors sur une petite colline en longeant le cimetière, se dirigeant vers l’hôpital de Sylvana, sans y aller.
Puis la route quitte le bourg pour les prés pour gagner le temple d’Epalinges perché sur la colline dominant le cimetière.
En redescendant de la colline, la route va alors traverser assez longuement en pente prononcée le Chemin de l’Église au milieu des villas souvent assez cossues d’Epalinges.
Le chemin est très bien signalé ici. A la hauteur du Raidillon, la Via Jacobi part sur la droite le long du Chemin des Planches.
Un peu plus loin, le chemin, mal signalé, prend une alternative. Mais vous pouvez tout aussi bien rester sur le Chemin des Planches jusqu’à rejoindre la grande route de Berne aux Croisettes. Si vous suivez le chemin, vous arriverez un peu dessous, aux Boveresses, près du centre de recherches suisse sur le Cancer.

La Via Jacobi arrive alors sur la route de Berne au carrefour des Croisettes, à l’entrée de Lausanne. Epalinges, avec ses quelque 10’000 habitants ne fait pas partie de la ville de Lausanne, bien qu’elle soit totalement enclavée par cette dernière.

Aux Croisettes, vous pouvez descendre une centaine de mètres la route de Berne et prendre le métro qui descend au centre de Lausanne. Mais nous ne saurions trop vous encourager de continuer sur le Chemin, car ce dernier suit un très beau parcours, toujours dans la forêt, sur les hauts de la ville. Si vous restez sur le chemin, la Via Jacobi repart au carrefour au niveau du Café de l’Union, aux Croisettes.
Elle se dirige vers un rond-point, où l’indication du chemin est donnée pour Sauvabelin et Lausanne Tunnel, au centre-ville.
Là, la Via Jacobi part sur le Chemin du Mois Murat, traverse une zone de villas et de centres administratifs.
La route se termine en impasse à l’orée de la forêt, car derrière se cache un vallon sauvage, à deux pas de la ville.
Un large chemin de terre descend alors dans la fraîcheur du bois. A partir d’ici, il n’y a plus de bruits de moteurs, que le chant des oiseaux et le murmure de la rivière.

Section 7: Lausanne, c’est loin d’être plat.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: lparcours assez casse-pattes, le plus souvent en descente.

Ici, la rivière du Flon a creusé pendant des siècles la molasse du vallon. Et il fut un temps où la rivière était plus puissante qu’aujourd’hui, car le vallon est profond.
Plus bas, le chemin arrive au niveau de la rivière.
La petite rivière, qui parfois sautille sur les calcaires, trempe ses pieds dans la végétation luxuriante des buissons sous les érables et les hêtres. Il y a moins de conifères ici, surtout des épicéas.
Plus bas, le chemin remonte au-dessus de la rivière, pour vous donner le sentiment que vous allez sortir du vallon.
Mais assez vite, il replonge très sèchement sur la rivière pour la traverser. Devant vous se dressent les immeubles d’Epalinges construits au-dessus de la falaise.
A partir de là, le chemin joue avec le Flon et ses affluents, passant allégrement des deux côtés de la rivière. C’est un décor somptueux et de nombreuses mamans avec des poussettes viennent faire prendre l’air à leurs bambins ici.

Ici, même la rivière se prend parfois des grands airs.

La promenade dans ce charmant vallon du Flon s’achève lorsque le chemin arrive sous l’autoroute, près de l’ancien Vivarium, qui a déménagé plus haut dans le complexe Aquatis à Epalinges.
Alors évidemment ici c’est raide, très raide. Des escaliers en bois permettent de monter vers le sommet du pont de l’autoroute.
Un petit chemin longe alors l’autoroute avant de découvrir devant soi la circulation sur la route.
Puis, un petit chemin dans les bois conduit alors à l’entrée du parc de Sauvabelin.
Le lac de Sauvabelin est un lieu fort fréquenté des Lausannois. Le calme du lac et la proximité d’un parc animalier attirent les familles. Le lac a été vidé en mars 2016 et la boue polluée au cuivre qui s’accumulait au fond du bassin a été retirée. Les ouvriers s’attellent désormais à l’étanchéité des berges et à l’aménagement du chemin de ronde. Les Lausannois devront attendre quelques années pour découvrir le nouveau visage du lac cher à leur cœur. Voici à quoi ressemblait le lac la dernière fois que nous sommes passés par ici.
La Via Jacobi continue dès l’angle de la pinte sur de petites routes qui descendent dans la forêt.
Plusieurs petites routes descendent en parallèle dans la forêt vers le Signal. Ici, vous ne risquez pas de vous perdre en chemin. Prenez la route la plus à droite qui vous mènera à la tour. Cette tour de bois massif (302 marches et 35 mètres de hauteur), est ouverte au public depuis 2003 et permet à tout un chacun d’admirer le magnifique panorama s’étendant sur les hauts de Lausanne, quand elle est ouverte.
La route descend au Signal près d’un grand parking et d’une cantine couverte, un espace pour 560 personnes debout ou 360 assises, prévu entre autres pour des fêtes de sociétés et d’entreprises, des anniversaires, des soirées dansantes ou des brocantes.

Au Signal, le mieux est de continuer à suivre la Via Jacobi 4, encadrée de bleu même si ici, les directions sont souvent mal indiquées. Mais vous ne risquez pas de vous perdre. Il suffit de descendre sur Lausanne Tunnel et de suive “Fondation de l’Ermitage et Tribunal cantonal”.

Le chemin traverse alors le parc du Signal, passe devant une petite chapelle, près d’un belvédère duquel vous bénéficiez pour la première fois d’une vue panoramique grandiose sur Lausanne, le lac Léman et les Alpes.
Plus bas, en descendant dans le parc, le chemin trouve à sa droite le Tribunal Cantonal, un bâtiment de béton, massif et austère. Lausanne abrite aussi un autre tribunal encore plus important, le Tribunal fédéral, situé en ville.
Le chemin passe alors au milieu de majestueux arbres et de prairies dans le domaine de l’Hermitage, qui est en fait le prolongement du Bois du Signal. Ici, on est à 15 minutes à pied du centre- ville, dans un joyau de sérénité.
L’histoire de l’Hermitage commence en 1842, quand le banquier Charles-Juste Bugnion achète cette campagne et fait construire une demeure. En 1976, la Ville acquiert la propriété et aménage le parc qui devient public dès 1985. Si le parc est aussi célèbre, c’est en raison de la présence de la Fondation de l’Hermitage, qui occupe l’ancienne maison de Bugnion, la famille Bugnion faisant donation à la Ville de la partie centrale du domaine avec sa maison, moyennant la création d’une fondation d’intérêt public. La demeure est entièrement restaurée et le musée ouvre ses portes en 1984. Depuis, des expositions, célèbres pour la plupart, y sont présentées chaque année.
Ici, vous allez perdre les signaux de la Via Jacobi 4, alors contentez-vous se suivre les indications pour le centre-ville. A la sortie du parc, le parcours revient sur la route du Signal et l’Avenue Louis Vulliemin avant de trouver les escaliers du Chemin du Petit Château.
Les escaliers vous mènent à la Rue de la Barre, à deux pas du Tunnel.
En contrebas du Tunnel, vous arrivez à la Place de la Riponne au centre-ville. Cette place, qui est loin d’être élégante, date de 1838, bâtie sur le petit vallon de la Louve qui coulait ici, lieu qui était situé alors hors les remparts de la ville. On acheva le palais de Rumine en 1904, qui devint une grande partie de l’Université. L’Université a aujourd’hui migré dans un grand campus près du lac. La place est piétonne, avec un grand parking souterrain. Le marché en plein air a lieu tous les mercredis et samedis, sur la place, en dessous de la cathédrale et du château.

Section 7: Brève visite du centre historique.

 

Lausanne, la capitale du canton de Vaud est la quatrième ville du pays après Zürich, Genève et Bâle. Si le grand Lausanne compte plus de 400’000 habitants, la ville n’en compte que 140’000. La ville héberge un campus universitaire, un hôpital universitaire, une école polytechnique fédérale, parmi les meilleures du monde, et de nombreuses écoles internationales. Depuis 1994, c’est la capitale olympique du Comité International olympique (CIO).

Depuis la Place de la Riponne des escaliers montent sur ce que les lausannois appellent La Cité, avec ses petites ruelles regroupées autour du château et de la cathédrale.

La construction initiale de la cathédrale Notre-Dame, de grès tendre de type molasse, remonte à l’époque gothique, à la fin du XIIème siècle. Durant la réforme, l’église devint protestante, ce qu’elle est encore aujourd’hui depuis 1536. Du fait de la friabilité de son matériau, elle est en constante réfection depuis des siècles, avec parfois des accalmies, comme ces dernières années.
La vielle ville est très restreinte à Lausanne. En redescendant de la cathédrale, des escaliers de bois couverts conduisent à la vieille ville, à ses rues commerçantes, pavées et en pente.

 

Le cœur de la vielle Ville est la Place de la Palud, là où l’administration de la ville a son siège. La ville s’étend de la montagne au lac avec plus de 450 mètres de dénivelé. La gare se trouve à mi- pente. Demain, nous repartirons depuis Ouchy, au bord du lac, là où bat le cœur de la ville en été.

 

Logements sur la Via Jacobi

 
Syens
Chambre d’hôte, cuisine La Rochecolombe, Route du Village 28, Syens 021 905 52 25/079 590 17 62
Chambre d’hôte, cuisine Annie Beck, Les Brits, Syens 021 903 20 78/079 389 83 08
Vucherens
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Beguin Risold, Route du Village 11, Vucherens 021 905 71 67/079 216 95 43
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Bünzli, Route du Village 9, Vucherens 021 781 19 62/0767 431 52 25
Ussières/Carrouge
Chambre d’hôte, repas, petit déj. Espace JayKay, Route de l’Ecorcheboeuf 20, Carrouge 079 239 69 87
Vers-chez-Les Blanc
Hôtel***, repas, petit déj. Hostellerie Les Chevreuils, Route du Jorat 80, Vers-chez-Les Blanc 021 785 01 01
Epalinges
Hôtel*, repas, petit déj. Hôtel La Marmite, Route de Berne 285, Epalinges 021 784 19 03
Hôtel*, repas, petit déj. Hôtel L’Union, Chemin des Croisettes,  Epalinges 021 653 89 89
Lausanne
Accueil jacquaire, repas, peti déj. Paroisse catholique St Amédée, Route du Pavement 97, Lausanne 021 647 22 32
Auberge de jeunesse Jeunhotel, Chemin du Bois de Vaux 36, Vidy/Lausanne 021 626 02 02
Les logements sont nombreux dans une grande ville. Alors, pour les autres logements qui ne sont pas des gîtes, consultez Internet ou alors l’Office de Tourisme de Lausanne  (021 613 73 21).

Pour les logements, les renseignements sont juste indicatifs. Les données du livre ne sont pas réajustées chaque année. Dès lors, les prix ou les numéros de téléphone peuvent changer. D’ailleurs une telle liste ne peut être exhaustive. Chaque année, certains établissements ferment, d’autres ouvrent. Si vous cherchez un logement via AirB&B, consultez Internet, AirB&B ne communiquant pas les adresses des logeurs. Dans les gîtes, parfois le petit déjeuner est servi. Dans les accueils jacquaires, les prix sont laissés à la liberté du pèlerin. Certains accueils jacquaires proposent aussi le repas et le petit déjeuner. Les législations ne permettent pas de donner les coordonnées de ce type de logement. Consultez les sites officiels agréés pour ces adresses. En Suisse allemande, de nombreuses chambres d’hôte vous reçoivent sur la paille, où dormir dans ces conditions est très recherché. De toute manière, il est très recommandé de réserver à l’avance, pour savoir si dans tous ces établissements, chambres ou hôtels, vous pouvez avoir le repas.

La liste ne dresse que les logements sur le chemin ou à proximité (moins de 1 km du chemin). Pour ce type de logement, consultez aussi les sites officiels du chemin. En Suisse, renseignez-vous auprès de “ Les Amis du Chemin de Composelle“ (https://www.viajacobi4.ch/Gites/).