20: Coppet à Genève-gare


Dans la grande banlieue de Genève

 

 

DIDIER HEUMANN, ANDREAS PAPASAVVAS

 

Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page.

L’Association des Amis de Compostelle en Suisse a été fondée en 1988 et compte environ 2’500 membres. En 1989, on fit un inventaire des voies possibles, car on savait peu de choses sur les chemins parcourus en Suisse. On connaissait les grands axes qui arrivaient d’Allemagne et d’Autriche. On savait ou on croyait savoir que les pèlerins passaient par Einsiedeln, Payerne et Fribourg et c’est à peu près tout. Ce n’est guère plus explicite d’ailleurs pour les voies en France ou en Espagne. On connaît les grandes directions, les abbatiales, les couvents, mais les détails ne sont pas connus du tout. C’est d’ailleurs toujours étrange de croiser un grand nombre de pèlerins qui ne veulent pas dévier d’un pas du trajet parcouru par leurs ancêtres ! Ils oublient que les pèlerins du moyen-âge ne faisaient guère plus de 5 à 10 km par jour, qu’ils passaient parfois les rivières à la nage ou sur des gués impossibles, qu’ils cherchaient souvent un chemin possible dans la végétation. Le goudron était aussi fruste en ce temps-là.

Alors, en Suisse comme en France, on s’est rabattu sur les tracés des organisations régionales du tourisme pédestre. Quand vous suivrez la Via Podiensis en France, vous marcherez en fait sur le chemin de Grande randonnée GR65. En Suisse, les Amis de Compostelle ont emprunté les itinéraires de la Via Jacobi 4 et l’ont balisée en ajoutant la coquille pour signaler Compostelle. Ces gens-là on fait un travail remarquable, et le parcours en Suisse allemande et en Suisse française jusqu’à Morges est assez exceptionnel. Ose-t-on leur faire un léger reproche, à savoir le choix du chemin le long du Léman? Il n’y a rien à dire jusqu’à St Prex, car le chemin suit le bord du lac. Mais pour la suite, il y a question. Le bassin lémanique regroupe pas moins de 1’600’000 habitants, la plupart du temps groupés sur les rives du lac. Alors, pourquoi a-t-on fait passer un chemin par là? Quand vous serez sur la Via Podiensis, vous n’allez rencontrer que 3 villes de moins de 20’000 habitants sur le parcours jusqu’aux Pyrénées. Alors, ici dans cette région lémanique, on aurait pu faire passer le chemin plus haut, sous les crêtes du Jura jusqu’ à Genève. On ne l’a pas fait, tant pis. Et les pèlerins ont tous besoin de panneaux de directions.

Alors, cette étape n’est pas la plus belle de la Via Jacobi en Suisse. Vous allez traverser en fait la grande banlieue de Genève et il n’y a pas grand-chose d’excitant à se mettre sous la pupille. Vous allez passer à côté de grandes demeures cachées dans des parcs fermés. Vous ne verrez pour ainsi dire aucun pauvre ici, même si parfois dans les petits villages, le faste n’est pas toujours de mise. Une bonne solution serait donc de prendre le bateau pour Genève. Cela vous laisserait plus de loisir pour visiter la ville. Cependant, pour les adeptes de la marche à pied, voici ce que vous allez trouver sur le chemin.

 

Encore aujourd’hui, les dénivelés (+158 mètres/-145 mètres) sont insignifiants. Ce ne sont que quelques ondulations légères au-dessus du lac. Il y a, comme à l’habitude, presque toujours de petits bosquets préservés quand on traverse les ruisseaux.

Mais aujourd’hui encore, quand on se rapproche des villes, le goudron est omniprésent:

Goudron: 14.2 km

Chemins: 4.0 km

Il est très difficile de spécifier avec certitude les pentes des itinéraires, quel que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qui mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées sur des profils cartographiés. Il existe peu de sites sur Internet pouvant être utilisés pour estimer les pentes (trois au maximum). Étant donné que ces programmes sont basés sur une approximation et une moyenne autour du point souhaité, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en raison de la variation entre deux points (par exemple une dépression suivie d’une bosse très proche). Un exemple? Sur le GR36, le long de la côte bretonne, l’altitude est rarement supérieure à 50 mètres au-dessus du niveau de la mer, mais l’itinéraire continue de monter et descendre toute la journée. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel donnera 800 mètres d’altitude, un autre 300 mètres. Qui dit la vérité? Pour avoir fait le parcours plusieurs fois, les jambes disent que la différence d’altitude est plus proche de 800 mètres! Alors, comment procédons-nous? Nous pouvons compter sur le logiciel, mais nous devons être prudents, faire des moyennes, ignorer les pentes données, mais ne considérer que les altitudes. De là, ce n’est que des mathématiques élémentaires pour en déduire les pentes, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont l’altitude est connue. C’est cette façon de faire qui a été utilisée sur ce site. De plus, rétrospectivement, lorsque vous estimez l’itinéraire estimé sur la cartographie, vous remarquez que cette façon de faire est assez proche de la vérité du terrain. Lorsque vous marchez souvent, vous avez assez rapidement le degré d’inclinaison dans les yeux.

Voici un exemple de ce que vous trouverez. Il suffit de prendre en compte la couleur pour comprendre ce qu’elle signifie. Les couleurs claires (bleu et vert) indiquent des pentes modestes de moins de 10%. Les couleurs vives (rouge et brun foncé) présentent des pentes abruptes, le brun dépassant 15%. Les pentes les plus sévères, supérieures à 20-25%, très rarement plus, sont marquées de noir.

Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du GR65. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct. Pour ce chemin, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-coppet-a-geneve-cornavin-par-la-via-jacobi-4-70074413

Section 1: Du canton de Vaud au canton de Genève.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans aucune difficulté.

Repartons du port de Coppet. D’ici, on voit le jet d’eau dans la rade de Genève.
Le premier tronçon jusqu’à Commugny est celui que vous avez déjà emprunté la veille. C’est la direction de Versoix. Vous repassez devant le château de Madame de Staël puis devant la gare.
Puis, vous remontez la route vers l’église de Commugny et en arrivant sur la place de l’église, vous retrouvez la Via Jacobi 4, qui part vers Versoix. Genève est à plus de 4 heures de marche à partir d’ici.
Un petit chemin descend dans les vignes vers le village de Commugny, croise en passant le petit ruisseau de la Doye, que vous avez vu plus bas après la gare de Coppet.

Commugny, Coppet et Tannay sont mitoyens. Vous ne savez pas vraiment où vous situer parmi toutes ces villas. Au premier carrefour, une route part sur le Chemin de la Fin pour le centre de Tannay.

La route s’en va le long des villas. Il y a encore un peu d’herbe ici.
Rapidement, vous vous trouvez à l’entrée de Tannay. La route traverse alors un quartier de villas protégées du regard par de hautes haies, avant d’arriver au bout du Chemin de la Fin. On sent qu’il y a de l’argent par ici.
Ici, il n’y a pas de panneau de direction. Mais, vous n’allez pas vous perdre. Il suffit de traverser le centre du village, pavé sur toute sa longueur…
…jusqu’à trouver au bas du village le Chemin de la Petite Gatillarde, où continue la Via Jacobi 4.
La route descend alors dans un sous-bois pour trouver un peu de verdure et un bout de chemin de terre pour traverser le Tory, un filet d’eau sur un lit de cailloux.
Mais, la récréation ne dure pas longtemps et le chemin retrouve rapidement la route pour arriver à Mies.
Mies est le dernier village du canton de Vaud sur cet axe. Sous peu, nous entrerons dans le canton de Genève. Ces anciens villages de paysans sont devenus aujourd’hui des cités dortoirs du grand Genève.

La Via Jacobi quitte Mies le long d’une route où les maisons de maître sont bien cachées derrière les haies de thuya ou derrière de puissantes grilles sous surveillance vidéo.

Section 2: La longue traversée de Versoix.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans aucune difficulté.

Et les maisons de maître défilent les unes derrière les autres derrière les grilles.
Tiens! Un petit bout de campagne, avec du colza. C’est si rare qu’il faut le souligner. Mais pour combien de temps encore?
Près du centre sportif de la Bécassière et du restaurant Le Repère, la Via Jacobi quitte l’axe et revient par le Chemin de Braille vers Versoix, dans une illusion de vraie campagne.
Peu après, la route passe près d’un grand rassemblement de forains et les gens du voyage.
Après le passage chez les forains, la Via Jacobi trouve une petite fontaine près d’un sous-bois. Un petit chemin part dans le sous-bois.
Il traverse le Nant de Braille, un petit ruisseau presque à sec et ressort du bois.
Alors la Via Jacobi fait un peu de chemin avec la voie de chemin de fer.
Mais elle ne fait pas longtemps joujou avec la voie ferrée. Elle la quitte pour arriver un peu plus loin à Montfleury, un des quartiers de Versoix.
Le Chemin de Montfleury est la porte d’entrée du Canal de Versoix que la Via Jacobi va longer avec plaisir pendant assez longtemps.
Ici, on balade les chiens à qui mieux mieux, sous les arbres.
Le chemin de terre est parfois entrecoupé de petites rues qui descendent sur le centre de Versoix.
Les habitations sont assez discrètes sur le chemin. Les hêtres et les chênes trempent leurs racines dans l’eau trouble et maigre du canal.
D’une interruption du chemin à l’autre, parfois les poussettes des mères promenant leurs bambins cahotent un peu plus sur la terre battue.
Et le cycle des barrières et des rues se prolonge longtemps.

Après moult intersections avec les routes transversales, la Via Jacobi se décide à changer d’air. Elle quitte le ruisseau pour aller faire un petit tour en ville de Versoix, près de la gare.

Une route part pour les beaux quartiers des Colombières, passe dans un parc.

Ici un magnifique chêne a pris racine près de la Protection civile.

Puis, après les bâtiments de la protection civile, la Via Jacobi gagne le centre-ville.
Assez rapidement, la route rejoint la gare de Versoix et part en-dessous des voies vers le lac.

La Via Jacobi descend la route jusqu’au niveau du pont de chemin de fer. Mais attention ici! Elle ne passe pas sous la voie de chemin de fer, mais part aussitôt à droite.

Mais comme le lac est à deux pas, faisons-y un petit tour….Nous y reviendrons tout à heure.

Section 3: Le chemin de fer et les belles villas.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans aucune difficulté.

Pour aller au lac, juste après le pont, vous trouverez la fabrique de chocolat Faverger, célèbre en Suisse.
La route traverse quelques belles places de la ville (13’500 habitants), entièrement tournée vers Genève.
Le lac est à 2 minutes d’ici. A Versoix, contrairement à Coppet, on ne voit pas la rade de Genève, le lac Léman faisant une courbe. Comme dans toutes le villes et villages du Lac Léman, la jetée est charmante et fleurie
Après ce petit détour au bord du lac, remontons à la gare et prenons la Via Jacobi qui reprend son cours juste avant le tunnel sous voie.

La Via Jacobi longe un instant la voie de chemin de fer.

Peu après, on entend l’eau gronder et la Via Jacobi passe sous la voie de chemin de fer près de gros blocs de béton couverts de graffiti.
C’est là que coule la Versoix, une rivière assez importante, apparemment assez sauvage, du moins ici.

Depuis Lausanne, toutes les rivières descendent des petites montagnes du Jura qui séparent la Suisse et la France.

La route s’en va alors entre de hautes haies, qui ne doivent pas cacher que de la misère.
La Via Jacobi rejoint peu après une plus grande route qui va vers le Gd Saconnex, mais n’y va pas.
Elle continue sur Genthod, en suivant la route sur un petit chemin parallèle, à la limite du sous-bois.

Ici, les maisons de maître s’épanouissent. Les beaux quartiers de Genève sont souvent dans la périphérie de la ville.

Le petit chemin continue à longer la route lorsqu’il arrive aux premières maisons de Genthod, dans le quartier de Malagny.
Là, la Via Jacobi passe près d’une grande et magnifique maison de maître. Puis, elle continue sur la petite bande parallèle à la route qui monte vers le village.
Puis, elle passe près d’une grande ferme, qui peut paraître anachronique dans un tel décor. Il il y a aussi des paysans riches ici, mais il n’y a pas que des fermes.
La route continue sa progression dans un village très étendu, un mélange de résidences cossues, de sous-bois et de bâtiments de services.

Elle atteint alors un carrefour. Ici, nous sommes à deux pas du village. La direction est toujours celle de la Via Jacobi 4 vers Les Tuileries et Pregny-Chambésy, à 1 heure d’ici.

Genthod ressemble à un vrai village, avec un centre, une mairie, un temple relativement récent, un château, des parcs et quelques belles demeures. Ce n’est pas la banlieue la plus pauvre de Genève, apparemment!
Une petite route quitte Genthod en direction du lac.
Elle va longer les vignes. D’ici, on voit le jet d’eau dans la rade de Genève. Cela nous permet de vérifier qu’il y a bien un lac sur le parcours, et quelques maisons de vignerons aisés.
Puis la route bifurque au milieu des demeures cossues souvent éloignées du regard derrière les haies hautes.
Elle rejoint bientôt la petite gare de Genthod-Bellevue.
Un petit chemin goudronné va alors suivre pendant longtemps la voie de chemin de fer, traversant en passant le petit ruisseau du Loubé.
Ici, les trains passent en cadence très soutenue.
Un peu plus loin, la Via Jacobi s’écarte un peu de la voie ferrée, pour vous faire croire à un possible retour dans la nature vierge.

Mais, c’est vain, car c’est bientôt le retour au rail quand le chemin passe à côté de la petite gare des Tuileries.

Section 4: Dans une des banlieues chic de Genève.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans difficulté.

Sitôt après la gare des Tuileries, le chemin passe sur la bretelle d’autoroute qui entre à Genève côté lac.
Le chemin suit alors encore un peu la voie ferrée avant de gagner un carrefour autoroutier.

Attention ici! Le parcours va quitter la voie de chemin de fer. Il faut impérativement trouver le Chemin de l’Ancienne Fontaine.

Une route monte alors vers Chambésy Village.

C’est bien la première fois que l’on trouve une fontaine à deux sorties d’eau.

Arrive alors la seule pente de 10% du parcours: la montée vers Chambésy Village, très courte.
Le village est très étendu, mais pour nous il se résumera à un café-restaurant et à un carrefour de routes.
La route part alors pour Pregny, sur une petite colline au-dessus du lac, dans un univers feutré de demeures cossues donnant sur le lac.

Chemin faisant, elle croise le château de Perrot, un édifice ressemblant à un bonbon de sucre, appartenant à de riches familles genevoises.

A l’entrée de Pregny, la route passe près de la Mission permanente auprès des Nations Unies de la France.

Pregny est le centre de la commune Pregny-Chambésy qui regroupe toute une série de petits lieudits. La commune compte près de 4’000 habitants. Ici, les grands domaines avec leurs maisons de maître et leurs parcs richement arborés, mai aussi une dizaine de missions permanentes étrangères sont disséminés sur la colline. L’Aga Khan et la famille Rothschild sont particulièrement friands de cet endroit. Allez! On ne compte pas moins 5 châteaux et de résidences de luxe sur la colline.

Nous n’en ferons pas le tour aujourd’hui. La route passe donc au centre du village, si on ose le dire ainsi…

La route sort assez rapidement du centre du bourg et rejoint le Parc de Penthes ou encore Le Jardin de l’Impératrice.
Ce grand domaine, qu’on dit aussi Jardin de l’Impératrice, a appartenu à Joséphine De Beauharnais, la “belle créole” née en Martinique, première épouse de Napoléon Ier. Elle se marie d’abord avec Alexandre de Beauharnais, qui est exécuté sous la Terreur. Elle rencontre alors le général Bonaparte avec qui elle se remarie. Ce second mariage lui permet de devenir impératrice. Mais, incapable de donner un héritier, elle est répudiée. Elle se retire alors dans son domaine de Malmaison. Malgré son mariage stérile avec Napoléon, Joséphine a une importante postérité grâce aux enfants qu’elle a eus de son premier époux. Ici, à Genève, on cite surtout Hortense, mère de Napoléon III. En 1810, Joséphine acquiert la propriété de Pregny et fait transformer le château médiéval afin de pouvoir y accueillir toute sa suite. Elle fait de très nombreux séjours ici. Avant sa mort, elle laisse le château à sa fille Hortensia qui le vend plus tard à un notable genevois. Acheté par la Ville de Genève en 1983, le domaine est devenu un parc public.
Or donc, une petite route, le Chemin de l’Impératrice, descend le long du Domaine de Penthes. Sincèrement, à voir la richesse qui hante Pregny et ses alentours, on aurait pu donner un cadre plus prestigieux au Chemin de l’Impératrice. Ce n’est qu’une petite route, banale, entre toutes. Elle descend jusqu’au fond du parc public, passant près du restaurant et du Château de Penthes, voisin du Château de Pegny, La Tour, habité par Joséphine. Le parc est entretenu par les jardiniers du Jardin Botanique de la Ville de Genève, juste en dessous du parc.
Le chemin de l’Impératrice descend en dessous du parc, passe à côté de la Mission permanente de l’Italie auprès des institutions internationales. Près de 4’000 personnes appartenant au corps diplomatique vivent à Genève et les voitures portant l’immatriculation CD sont bien plus nombreuses que les taxis.
La route continue à descendre, traverse la voie de chemin de fer et arrive à une des entrées du Jardin Botanique, un haut lieu apprécié des familles genevoises.
Le Chemin de l’Impératrice débouche sur la Route de Lausanne, une artère souvent encombrée, l’entrée principale à l’est de la ville. Il faut alors suivre le trottoir le long d’un axe très circulant, celui de la sortie de l’autoroute.
La Via Jacobi passe bientôt devant l’entrée principale du Jardin Botanique.
En face se dresse le bâtiment du WTO/OMC (Word Trade Organization/Organisation Mondiale du Commerce). Ici, l’organisation mondiale du commerce occupe tout le carrefour entre la Route de Lausanne et l’Avenue de la Paix. Les autres bâtiments de l’ONU, dont l’OMS, le BIT ou encore le CICR, sont situés plus haut, près de la Place des Nations.

Section 5: Tout au bout de la Suisse.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans difficulté.

La Via Jacobi remonte alors la Route de Lausanne le long du Parc Barton pour se retrouver à l’entrée du parc de la Perle du Lac.
Plus loin, elle descend dans le parc près du restaurant au bord du lac.
Dès lors, il n’est que de suivre les parcs au milieu d’une foule dense, les jours de grand beau temps, le long du Quai Wilson, puis du Quai du Mont Blanc. Ou alors de prendre le petit train pour se rapprocher encore plus vite du jet d’eau. Devant vous se profile le Salève où vous passerez demain sur la Via Gebennensis, si vous continuez le Chemin vers Santiago.
On se rapproche de plus en plus du jet d’eau, lorsque le parcours a atteint les bains des Pâquis.
La Via Jacobi arrive alors près du port, à la hauteur du jet d’eau, juste à côté du Pont du Mont Blanc qui traverse la rade.

On voit bien d’ici la cathédrale dressée au dessus des Rues Basses de la ville.

Il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’au Pont du Mont Blanc pour rejoindre la gare. A la hauteur du monument Brunswig, un mausolée exigé par le duc Charles II de Brunswick, exilé, ayant légué toute sa fortune à la ville, il suffit de suivre la Rue des Alpes qui arrive à la gare. La Gare Cornavin est un peu le centre névralgique de la ville. Nous décrirons Genève plus en détail sur la première étape de la Via Gebennensis, qui conduit les pèlerins de Genève au Puy-en-Velay.

 

Logements sur la Via Jacobi

Tannay
Accueil jacquaire, repas, petit déj. Voir site officiel de la via Jacobi  
Hôtel, repas, petit déj. Lion d’Or, Route du Village 2, Tannay 0212 776 04 23
Mies
Accueil jacquaire, petit déj Voir site officiel de la via Jacobi  
Hôtel, repas, petit déj. Hôtel de la Couronne, Rue du Village 390, Mies 022 755 24 90
Versoix
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Kunz, Chemin Ravoux 18A, Versoix 079 678 22 78
Hôtel***, repas, petit déj Hôtel des Balances, Route suisse 33, Versoix 022 755 37 68
Hôtel***, repas, petit déj Genève Cottage, Route suisse 190, Versoix 022 369 00 03
Genève
Auberge de jeunesse Rue Rothschild 30, Genève 022 732 62 60
Accueil chrétien, repas, petit déj. Centre social protestant, Quai du Mont Blanc, Genève 022 732 29 74
Accueil jacquaire, petit déj. Voir site officiel de la via Jacobi  
Gîte, peti déj. Home St Pierre, Cour St Pierre 4, Genève 022 310 37 07
Gîte, peti déj. City Hostel Geneva, Rue Ferrier 2, Genève O22 901 15 00
Les logements sont nombreux dans une grande ville. Alors, pour les autres logements qui ne sont pas des gîtes, consultez Internet ou alors l’Office de Tourisme de Genève  (022 909 70 00)

Pour les logements, les renseignements sont juste indicatifs. Les données du livre ne sont pas réajustées chaque année. Dès lors, les prix ou les numéros de téléphone peuvent changer. D’ailleurs une telle liste ne peut être exhaustive. Chaque année, certains établissements ferment, d’autres ouvrent. Si vous cherchez un logement via AirB&B, consultez Internet, AirB&B ne communiquant pas les adresses des logeurs. Dans les gîtes, parfois le petit déjeuner est servi. Dans les accueils jacquaires, les prix sont laissés à la liberté du pèlerin. Certains accueils jacquaires proposent aussi le repas et le petit déjeuner. Les législations ne permettent pas de donner les coordonnées de ce type de logement. Consultez les sites officiels agréés pour ces adresses. En Suisse allemande, de nombreuses chambres d’hôte vous reçoivent sur la paille, où dormir dans ces conditions est très recherché. De toute manière, il est très recommandé de réserver à l’avance, pour savoir si dans tous ces établissements, chambres ou hôtels, vous pouvez avoir le repas.

La liste ne dresse que les logements sur le chemin ou à proximité (moins de 1 km du chemin). Pour ce type de logement, consultez aussi les sites officiels du chemin. En Suisse, renseignez-vous auprès de “ Les Amis du Chemin de Composelle“ (https://www.viajacobi4.ch/Gites/).