03: Wattwil à Rapperswil

Du Toggenburg au lac de Zürich

 

DIDIER HEUMANN, ANDREAS PAPASAVVAS

 

Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page.

Aujourd’hui, le chemin, par monts et par vaux, quitte progressivement le Toggenburg et le canton de St Gall pour descendre sur le lac de Zürich, à Rapperswil, à la fois au bout du lac et du canton de St Gall. Demain, nous irons dans le canton de Schwyz de l’autre côté du lac.

“Le suisse trait sa vache et vit heureux” a dit Victor Hugo. C’est vrai, la Suisse est un pays de prés, les surfaces agricoles se prêtant mieux à être exploitées comme prairies qu’à être cultivées. La terre est rarement riche et plus de 75% de la surface agricole est constituée de prés et d’alpages. Alors, ici, le chemin se faufile le plus souvent, au milieu des vaches, le long de belles fermes, le plus souvent de bois, sous leurs toits en saillie, leurs fenêtres minuscules à croisillons et parfois même des encorbellements peints ou sculptés. Les fermes sont très souvent isolées, plus rarement regroupées en petits hameaux. Vous allez traverser ce décor dans la première partie de l’étape jusqu’à rejoindre Neuhaus dans la plaine. Vous trouverez dans la région des fromages locaux, non seulement les classiques Emmental, Appenzeller et Tilsit, mais aussi des fromages plus corsés comme le Toggenburger, des bleus ou les célèbres fromages des Alpes (Alpkäse).

Lorsque le chemin arrive à Neuhaus, nous entrons dans une région plus peuplée, où les villages se touchent presque jusqu’à Rapperswil. La densité n’est pas si forte, mais le bassin de Rapperswil est assez peuplé, étant donné la proximité de Zürich. Une bonne solution est de quitter la via Jacobi 4 traditionnelle et de descendre sur le lac de Zürich, puis de longer la berge jusqu’à Rapperswil. Cette berge, étonnamment, est d’un calme absolu, quasi dépourvue de villages. Seul le train y passe de temps en temps. Lorsque vous atteindrez le lac de Zürich, à Schmerikon, une autre possibilité s’offre à vous. Vous pouvez décider de ne pas aller à Rapperswil et gagner directement Einsiedeln. Mais Rapperswil vaut bien sûr une visite pour son cadre prestigieux au bord du lac et sa vieille ville. Dans une étape parallèle, nous irons directement de Schmerikon à Einsideln, sans passer par Rapperswil (étape4a).

 

 

Les dénivelés (+539 mètres/-749 mètres) sont assez raisonnables pour une étape très longue. La sortie de Wattwil jusqu’à Heid est sévère et les pentes à plus de 15%, voire 25-30% ne sont pas rares. A partir de là, la Via Jacobi redescend vers le lac de Zürich, le long de montagnes russes très acceptables. Si vous prenez, à Neuhaus, la variante du lac, le chemin suit à plat la berge du lac, après une petite bosse à la sortie de Neuhaus, après la traversée de l’autoroute.

Dans cette étape, les parcours sur le goudron sont nettement inférieurs aux parcours sur les chemins:

Goudron: 11.8 km

Chemins: 18.6 km

Il est très difficile de spécifier avec certitude les pentes des itinéraires, quel que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qui mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées sur des profils cartographiés. Il existe peu de sites sur Internet pouvant être utilisés pour estimer les pentes (trois au maximum). Étant donné que ces programmes sont basés sur une approximation et une moyenne autour du point souhaité, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en raison de la variation entre deux points (par exemple une dépression suivie d’une bosse très proche). Un exemple? Sur le GR36, le long de la côte bretonne, l’altitude est rarement supérieure à 50 mètres au-dessus du niveau de la mer, mais l’itinéraire continue de monter et descendre toute la journée. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel donnera 800 mètres d’altitude, un autre 300 mètres. Qui dit la vérité? Pour avoir fait le parcours plusieurs fois, les jambes disent que la différence d’altitude est plus proche de 800 mètres! Alors, comment procédons-nous? Nous pouvons compter sur le logiciel, mais nous devons être prudents, faire des moyennes, ignorer les pentes données, mais ne considérer que les altitudes. De là, ce n’est que des mathématiques élémentaires pour en déduire les pentes, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont l’altitude est connue. C’est cette façon de faire qui a été utilisée sur ce site. De plus, rétrospectivement, lorsque vous estimez l’itinéraire estimé sur la cartographie, vous remarquez que cette façon de faire est assez proche de la vérité du terrain. Lorsque vous marchez souvent, vous avez assez rapidement le degré d’inclinaison dans les yeux.

Voici un exemple de ce que vous trouverez. Il suffit de prendre en compte la couleur pour comprendre ce qu’elle signifie. Les couleurs claires (bleu et vert) indiquent des pentes modestes de moins de 10%. Les couleurs vives (rouge et brun foncé) présentent des pentes abruptes, le brun dépassant 15%. Les pentes les plus sévères, supérieures à 20-25%, très rarement plus, sont marquées de noir.

Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du GR65. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct. Pour ce chemin, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-wattwil-a-rapperswil-par-la-via-jacobi-4-puis-par-la-via-jacobi-84-31794868

Section 1: Dans la vallée du Laad bien au-dessus de Wattwil.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: il n’est que de considérer le profil, c’est souvent à plus de 15%; près de 400 mètres de dénivelé sur 4 kilomètres.

Il y a de nombreux chemins qui partent de Wattwil. La Via Jacobi 4 quitte Wattwil à la gare en passant sous la voie de chemin de fer, puis suit une rue parallèle à la voie de chemin de fer.
Rapidement, au lieudit Enetbrugg, un chemin va monter sérieusement hors de la ville.

La Via Jacobi quitte rapidement la cité. Chemin faisant, on aperçoit le grand et ancien couvent des capucines, le Couvent de Ste Marie des Anges, reconverti aujourd’hui en “Ferme de l’Espoir”. La première a été fondée dans les années 80 au Brésil par un franciscain allemand, Frei Hans Stapel. Des milliers de jeunes drogués ont déjà pu se libérer de l’emprise des stupéfiants et de l’alcool grâce à l’expérience assez unique des “Fazendas da Esperança”.

Le petit chemin traverse un sous-bois, puis ressort dans un quartier de villas neuves sous le château.
Puis, il repart dans le sous-bois avant de rejoindre la route qui monte à Unterlaad.
Mais pour l’instant, il ne suit pas la route, car il y a le château à voir au-dessus. Alors le parcours quitte la route et monte sur la côte au-dessus des quartiers de villas.
Le Château d’Iberg dont il ne reste que le donjon et quelques murailles date du début du XIIIème siècle. La montée est sévère, plus de 100 mètres de dénivelé en un peu plus de 1 km. De là-haut, Wattwil se réveille au petit jour.

Le château est fermé, barricadé dans l’épais feuillage. Il n’y a rien pour s’enthousiasmer.

Comme il n’y a rien à visiter et que le château est au sommet de la colline, le chemin doit redescendre. Il redescend donc un peu pour rejoindre la route de Unterlaad, au lieudit Schlosswis.
Mais, la Via Jacobi ne reste pas longtemps sur le goudron. Un petit chemin monte sec dans le sous-bois, où s’alignent les hêtres, les chênes et les épicéas.
Puis, l’espace s’ouvre à nouveau sur les prairies, avant de retrouver la route au-dessus.
Alors le chemin repart dans les prés pour un nouveau petit tour.

Vous n’avez qu’à vous retourner pour constater que la route tourne en zigzag et que le raccourci montre tout droit. Et sévèrement. En fait, vous avez peut-être imaginé en descendant abruptement à Wattwill la veille qu’il vous faudrait remonter tout autant de l’autre côté de la vallée. C’est la loi des Chemins de Compostelle.

La Via Jacobi continue alors son jeu de yo-yo avec la route…

…pour s’achever sur un replat. En se retournant, on voit Wattwil bien en dessous. Nous sommes montés de 300 mètres d’altitude en en peu plus de 3 kilomètres, avec parfois des pentes supérieures à 20%. C’est raide, non?

La route passe alors à Unterlaad, près des géraniums des fermes, la plupart tavillonnées avec goût. Les fermes sont vraiment splendides en Suisse Orientale, presque aussi opulentes que dans le canton de Berne.
Ici, tous les hameaux portent la même terminaison: Unterlaad, Vorderlaad, Oberlaad. Nous sommes dans la vallée où coule le petit ruisseau du Laadbach. La route va traverser ces petits hameaux, en fait des fermes isolées ou regroupées. Certaines demeures sont plus riches que d’autres et portent des inscriptions en écriture Hochdeutsch sur les façades.
La route passe près d’un restaurant où on peut aussi dormir dans la paille, manière de faire très prisée dans de nombreux endroits en Suisse allemande.
C’est aussi ici que l’on passe sur un des affluents du Laadbach, souvent invisibles sur le chemin. Alors, la vallée s’ouvre largement et la route continue de monter au milieu des fermes isolées.
L’extrémité du vallon est juste magnifique, dans des relents de bétail qui vous chatouillent les narines. A l’horizon se dresse encore la chaîne du Säntis.

On va quitter cet incroyable Toggenburg que nous avons traversé pendant 2 jours pour la région du lac jusqu’à Rapperswil, au bout du lac de Zürich.

 

Au sommet, la pente se fait plus prononcée et l’horizon s’ouvre nettement. Les routes ici ne sont ouvertes qu’aux locaux et aux militaires. Les panneaux jaune et noir signalent la présence de routes militaires. On a vraiment le sentiment de passer un col, de changer de pays en quelque sorte.
La Via Jacobi arrive alors à Heid, à 975 mètres d’altitude, avec une buvette bienvenue. Le bonheur total, non? Nous avons bien souffert depuis Wattwil, à 613 mètres d’altitude.

Section 2: En descente dans les prairies st-galloises.

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours plus facile, le plus souvent en descente, avec peu de pentes excessives.

Ici se profile une descente très raide, avec parfois des pentes très supérieures à 15% vers Hinterlaad. Qu’il y ait de la pente, il n’est qu’à considérer les plaques de béton que les locaux ont installées pour les tracteurs et les militaires pour leurs tanks. La Suisse est un pays riche, non?
Au bas de la descente, la Via Jacobi retrouve le Laadbach.
Elle passe à Hinterlaad, au milieu des fermes. Les hameaux se succèdent le long de la route, qui traverse alors Laad, pas plus gros qu’un mouchoir de poche, retrouve deux fois le Laadbach.
La via Jacobi passe essentiellement sur des routes goudronnées, descend pour traverser le Schwändibach, passe dans une zone militaire, passe alors près d’une croix plantée à un carrefour, non loin d’un camp militaire.
Puis nous approchons alors d’un carrefour de routes. Notre itinéraire prend la route de droite qui monte vers Oberricken/Walde.
C’est une large route qui monte en pente soutenue dans les prés, sous les érables et les épicéas, vers le sommet de la colline.
Au sommet de la courte montée, la route passe au milieu des vaches Braunvieh et des rares fermes de Oberricken. Les gens d’ci sont si fiers de leur coin de pays qu’ils blasonnent aussi leur fermes. Ici, nous sommes encore à près de 2 heures de marche de St Gallenkappel.
De Oberricken, la route redescend dans les prés vers le village de Walde.
Peu après, vous pouvez continuer sur la route, mais il vaut mieux prendre le petit chemin caillouteux qui part dans les prés vers le sous-bois.
C’est un petit bois où coexistent les feuillus et les épicéas. Ici, grande générosité, il y a même une place pour faire du feu. Les suisses allemands ont un sérieux sens de la bonne volonté pour les promeneurs.
Le passage par le bois est bref. A la sortie, on voit les premières fermes, puis les maisons de Walde.
C’est un joli petit village accroché à la montagne sous la forêt, avec son église et son charmant clocheton. Ici, la laiterie est sans doute un établissement plus important que la boulangerie.
Et dans le village, il y a un antiquaire, ou plutôt un bric-à-brac insolite. Il y a une petite voiture avec une fente pour régler ses achats. Il n’y aura bientôt plus qu’en Suisse que vous verrez ce genre de confiance accordée aux acheteurs.

Section 3: En descente vers Betzikon.

 

 

 

Aperçu général des difficultés du parcours: : parcours plus facile, le plus souvent en descente, avec des pentes marquées près de Rüeterswil.

 

De Walde, la route redescend, passant de petits rus, affluents du ruisseau de Ranzach. Sur le trajet, il y a des fermes ou des maisons isolées dans les prés. Les cultures sont absentes de la région.
Plus bas, près d’un petit oratoire, la Via Jacobi quitte l’axe pour une plus petite route qui se dirige en montant vers les fermes de Höfli.
Au hameau, il y a quelques fermes tavillonnées, comme presque toutes dans la région.
Depuis le hameau, la Via Jacobi retrouve la terre battue, et le chemin descend de la colline dans les prés.
Lors de la descente, on croise de nombreuses fermes isolées, certaines très anciennes dans leurs tavillons brûlés par le soleil. Le goudron alors revient en force et la pente s’accentue en se rapprochant de Rüeterswil.

 

Bientôt se dresse dans le ciel le clocher effilé de la chapelle de Rüeterswil.

La chapelle date de la fin du XVIIème siècle et est dédiée à Ste Ursula. Elle est de style baroque, comme la majorité des édifices religieux de St Gall et bien chargée à l’intérieur malgré sa simplicité.

A Rüeterswil, la Via Jacobi traverse la route qui descend de Walde vers St Gallenkappel et continue en dessous du village dans les villas, sur une pente forte soutenue.
Le long de la route la végétation est luxuriante et les feuillus présents en nombre. Dans le lointain, on aperçoit déjà le lac de Zürich.
Plus bas, la route débarque sur un grand plateau, qui, à voir la signalisation, doit appartenir à l’armée.
La petite route traverse alors ce domaine lisse comme un sou neuf avant de se diriger vers la forêt.
Dans la forêt, la Via Jacobi croise un campement insolite, qui ressemble à une aire de jeux, plutôt nature.
A la sortie du bois, un large chemin de terre part doucement dans les prés vers Betzikon.
La Via Jacobi arrive alors à Betzikon, petit village sur la RN8, à deux pas de St Gallenkappel.

 

Section 4: En passant par l’Aabach, le canyon de Neuhaus.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: montagnes russes sans grande difficulté; les pentes les plus marquées sont lors de l’approche du Aabach, à l’entrée de Neuhaus.

Mais la Via Jacobi n’aime pas suivre les grands axes routiers. Alors, elle fait un grand détour près du sous-bois où coule le Ranzach, avant de retourner dans les prés. Ici, les moutons et les vaches se partagent les prairies.
Le chemin passe par le lieudit Eichholz, où on peut aussi dormir dans la paille, dans une gigantesque ferme sur la colline.
De là, la Via Jacobi rejoint rapidement St Gallenkappel par la route, où on trouve à se loger et se restaurer. Le canton de St Gall est couvert de chapelles et d’églises. Ici, l’église St Laurentius, du XVIIIème siècle et la chapelle St Michel du XVIème siècle, ont subi de grandes rénovations ces siècles derniers.
A la sortie de St Gallenkappel, un petit chemin part de la chapelle, à côté de l’église, dans un quartier de maisons neuves.
Puis, une route passe par une zone semi-industrielle du côté de Gwatt et Gerendingen, avant de franchir le Goldingerbach.
Un petit chemin suit alors le ruisseau et le sous-bois, avant de retrouver un peu plus loin, la RN8, le grand axe de la région.
Ici, on passe par une zone à la géométrie compliquée, car il faut traverser la rivière. Par tour de passe-passe, le Goldingerbach est devenu maintenant l’Aa, qui coule dans une gorge profonde, on dira un vrai canyon. L’Aa, c’est aussi la rivière célébrée des “mots croisés francophones”. Peu de mots ont le privilège de débuter par aa! Vous pouvez sans autre rester sur la RN8 et passer de l’autre côté de la rivière à Neuhaus. Mais, le chemin a un autre programme pour vous.

Au départ, il traverse sans autre la rivière sur un premier pont…

… mais au bout du pont, il passe en dessous pour emprunter le très bel et ancien pont de bois, remontant aux années 1830.
Alors, il descend dans une zone industrielle au bord de la rivière.
Allez, on dira que ce n’est pas le filet d’eau qui coule ici qui a rendu célèbre cette rivière.
Le chemin remonte, raide, de l’autre côté de la rivière, vers la petite chapelle de Neuhaus, plantée au bord de la route.

Vous arrivez alors devant un panneau de direction qui mérite une explication, en fonction du chemin que vous choisirez. D’habitude, la Via Jacobi est souvent indiquée du chiffre 4 cerclé de bleu pour signifier Jakobsweg vers Compostelle. Le chiffre 4 non cerclé indique plutôt le chemin dans l’autre sens. Alors ici, tout est confus. Dans les cartes du chemin, la via Jacobi principale passe à Rapperswil avant de gagner Einsiedeln. Pas sur le panneau! Car ici, on suggère plutôt de prendre le chemin par Sieben via Schmerikon, puis Einsiedeln, sans passer par Rapperswil. L’autre panneau indique la direction de Eschenbach, Rapperswil.

Mais voilà! La route par Eschenbach, Jona, puis Rapperswil n’est pas très intéressante. Elle traverse de nombreux quartiers habités. L’autre voie rejoint rapidement le lac de Zürich, et depuis Schmerikon, au lieu de continuer sur Sieben, on peut gagner Rapperswil par le chemin du lac. A plat! Les deux parcours sont assez équivalents en termes de kilomètres.

Nous vous conseillons donc d’aller sur Schmerikon, ce que nous ferons aujourd’hui.

Section 5: En route pour la promenade le long du lac de Zürich.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: montagnes russes sans grande difficulté; la descente sur Schmerikon est assez sévère, puis après, les vacances commencent.

Sur la voie Sieben/Einsiedeln, la route passe d’abord par la zone industrielle de Neuhaus, avant de traverser la plaine sur un chemin, à travers prés.
Puis, une route va longer l’autoroute et la traverser.
Bientôt, la Via Jacobi quitte la route pour un chemin qui monte dans les prés.
Le chemin monte au milieu du bétail et des fermes isolées.
Nous arrivons alors à Golberg au sommet de la colline.
En Suisse allemande, les tas de bois sont alignés comme pour partir à la guerre. D’ailleurs les nains les surveillent. Ici, nous sommes à deux pas du lac de Zürich, sur les hauteurs.
Le chemin descend alors sur la terre battue, puis sur le goudron vers Schmerikon. Ici, la pente est raide, soutenue.
Schmerikon (3’700 habitants) est un gros bourg, paisible au bout du lac de Zürich. Quand on connaît l’animation à l’autre bout du lac, à Zürich, on se dit qu’ici, il vaut mieux vivre ici.

Depuis Schmerikon, on peut rejoindre Einsiedeln en passant par le Col d’Etzel. Jusqu’au col ce sont 23 kilomètres avec un dénivelé positif de 661 mètres et un dénivelé négatif de 120 mètres. Le chemin quitte le canton de St Gall à la sortie de Schmerikon pour le canton de Schwyz et passe par Siebenen et Lachen. Depuis le col d’Etzel, le chemin rejoint la Via Jacobi 4 qui vient de Rapperswil et descend sur Einsiedeln. Ce trajet est décrit plus loin dans l’étape 4a.

 

Mais Rapperswil vaut bien une visite, car c’est une ville remarquable. Il faut donc ici quitter la variante de la Via Jacobi 4 qui va vers Einsiedeln et suivre le chemin de randonnée 84 vers Rapperswil.

 

Le chemin part entre le lac et la voie de chemin de fer.
Vous êtes parti alors pour une balade à plat de près de 10 kilomètres jusqu’à Rapperswil, presque exclusivement au bord du lac.
La route passe bientôt près du petit port de plaisance de Ziegelhof. On se doit de le dire que, du moins, dans cette partie du lac, les bateaux de croisière, on les trouve plus souvent arrimés au port, que flânant sur les eaux bleues du lac.

Section 6: Balade au bord du lac de Zürich.

Aperçu général des difficultés du parcours: de vraies vacances pour le marcheur.

Autrefois, les lacs étaient avant tout un moyen de communication et de transport. Aujourd’hui, ils sont devenus une destination touristique populaire. Dans ce grand espace de liberté, les adeptes du vélo se donnent rendez-vous, dans leurs uniformes sportifs, civils ou chamarrés. Seuls les cyclistes, assez nombreux sur l’axe, et parfois un train troublent la quiétude du lieu. Les marcheurs sont portion très congrue. Cela avance moins vite que la bicyclette.
Au bout d’une demi-heure, la variante passe à Ober-Bollingen.

On annonce tout de même Rapperswil à plus de deux heures d’ici.

Le scénario ne varie pas sur la suite du trajet, si ce n’est que, un peu plus loin, la terre battue remplace bientôt le goudron et que le chemin s’écarte un peu plus du lac.
Puis, on retrouve le goudron et le lac un peu plus loin. Si vous connaissez bien Zürich vous savez que c’est plus loin, après Rapperswil, sur la rive nord du lac, la célèbre Goldküste (Côte d’or), entre Zollikon et Feldmeilen, où le soleil brille plus et où les prix de l’immobilier flambent, que se nichent les belles demeures et les gens fortunés. Ici, foin de ces paillettes! Il n’y a que le doux clapotis des vagues, un rare pêcheur qui taquine le poisson, le calme, la détente, les prés et les cyclistes.
La Via Jacobi 84 arrive bientôt au petit village paisible de Bollingen.
Tantôt sur le goudron, tantôt sur un chemin de terre, la variante s’éloigne légèrement du lac, croise de petits hameaux ou plutôt des maisons isolées le long du chemin, passe près d’un passage à niveau, là où se situe un hébergement.
Plus loin, la route croise passe près d’un passage à niveau, là où se situe un hébergement.
Il y a une petite gare ici, mais les trains ne doivent pas s’arrêter souvent. Il n’y a que quelques maisons par ici.

Section 7: Le chemin se rapproche de Rapperswil.

Aperçu général des difficultés du parcours: de vraies vacances pour le marcheur.

Et la Via Jacobi continue le long de la voie, tantôt sur un goudron dur tantôt sur la terre battue.
Le chemin se rapproche de l’église de Wurmsbach, cachée derrière les arbres fruitiers.
La Via Jacobi passe près d’un couvent de cisterciennes, dit de Mariazell, remontant à l’origine au XIIIème siècle. Le couvent connut de grandes misères, saccagé à de nombreuses reprises, notamment à la Réforme. En 1843, fut ouvert ici un internat pour jeunes filles, qui existe encore. Il doit rester une bonne dizaine de sœurs ici. L’église et les bâtiments ont été plusieurs fois transformés et rénovés. Ici, nous sommes à 4 km de Rapperswil.
Un peu plus loin, la route de terre traverse le Wurmsbach, toujours le même décor.
La route de terre battue traverse alors une zone plus sauvage, un peu marécageuse avec des roseaux. Mais, il y a aussi un peu de maïs ici, car il y a de l’eau gratuite.

On se rapproche maintenant de la ville en atteignant la Jona. Rapperswil-Jona a été fondée en 2007 par la fusion de Rapperswil et Jona, la rivière coupant maintenant la ville en deux.

La Via Jacobi va alors longer la rivière. C’est une belle promenade, un lieu très fréquenté.
Le chemin arrive le long de l’allée des hauts arbres à un parking très couru près du lac.
Il y a une grande marina ici et la via Jacobi continue encore un peu le long de la rivière.
Là, on traverse la Jona, près de la piscine. La rivière, qui finit sa course ici, est sombre mais belle.
Le chemin remonte un peu de l’autre côté de la rivière, à cause de la présence de la piscine. Il passe près des maraîchers pour revenir de l’autre côté de la piscine.
Bientôt le goudron revient à l’approche de la banlieue de Rapperswil.

Section 8: A Rapperswil, le joyau du lac de Zürich.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: de vraies vacances pour le marcheur.

La Via Jacobi passe alors près de Busskirch, un ancien relais de la voie romane qui allait de Zürich vers l’Italie. Ici, l’église remontait au Moyen-âge, bâtie sur un édifice romain. Celle-ci est nettement plus récente.
Puis, un chemin de terre se promène encore un peu entre campagne et banlieue. Au loin, on voit poindre le château de Rapperswil.
Plus loin encore, la Via Jacobi passe par une marina. Elles sont très nombreuses le long du lac.
A quelques pas s’étend une véritable institution.
C’est ici que le cirque Knie, le cirque national, tient ses quartiers d’hiver. C’est le paradis des enfants, un zoo plein de mamans et de poussettes, à l’intérieur comme à l’extérieur.
Un chemin de terre longe le parc Knie. Sur sa droite, on voit apparaître le château.
Bientôt la promenade arrive dans un parc doté encore d’une marina, à l‘entrée de la ville.
Ici, la Via Jacobi passe près du magnifique pont de bois, par lequel le chemin de Compostelle repart de la ville.
On passe alors sous la route et la voie de chemin de fer. De l’autre côté apparaît la magnifique rade de Rapperswil, du Couvent des Capucins sur la gauche à la gare, à droite.
La fondation de la ville par les seigneurs de Rapperswil remonte au début du XIIIème siècle. C’était un passage clef des pèlerins venant d’Allemagne et gagnant Einsiedeln. Aujourd’hui Rapperswil-Jona compte 8’000 habitants. Rapperswil, c’est la ville des roses, qui fleurissent dans les jardins publics. La vielle ville, d’origine médiévale, mais amendée au cours des temps, aux pieds de la rade est considérée comme un bien d’importance nationale.

C’est entre la gare, la rade et les rues de la vielle ville jusqu’au château que bat le cœur de Rapperswil. Les maisons sont souvent baroques, peintes et charmantes.

De jolies places se succèdent en montant vers le château. Le château est du XIIIème siècle et a peu évolué avec le temps, si ce ne sont la tour de l’horloge et le corps des bâtiments plus récents. De nombreuses fortifications demeurent encore.

 

Logements sur la Via Jacobi

 
Laad
Chambre d’hôte (paille), repas, petit déj. B&B Bühlenhof, Laad, Wattwil 071 988 78 75
Walde
Chambre d’hôtes, repas, petit déj. Pilgerhaus Jeanne d’Arc, Oberriken 055 284 23 85/079 448 27 73
Hôtel, repas, petit déj. Gasthaus Zum Kreuz 055 284 19 19/079 871 97 58
St Gallenkappel
Chambre d’hôte (paille), petit déj. Bauernhof Urs Tschümperlin Urs, Eichholz 055 284 12 44/079 308 63 52
Chambre d’hôte (paille), petit déj. Franz Tschümperlin, Rickenstrasse 66, St Gallenkappel 055 284 14 08/079 756 83 68
Hôtel, repas, petit déj. Gasthaus Rössli, Rickenstrasse 35, St Gallenkappel 055 284 14 44
Hôtel, repas, petit déj. Landgasthof Krone, Rickenstrasse 60, St Gallenkappel 055 284 14 50
Neuhaus
Hôtel, repas, petit déj. Gasthaus Ochsen, Neuhaus 055 282 35 86
Schmerikon
Chambre d’hôte, petit déj B&B Joseph&Agatha Boos, Kreuzgasse 26, Schmerikon 055 282 22 76/079 623 24 00
Hôtel***, repas, petit déj. Hôtel Seehof,Schmerikon 055 282 16 33
Hôtel****, repas, petit déj. Strandhotel, Schmerikon 055 282 56 00
Bollingen
Chambre d’hôte, petit déj B&B Oase, Staffeln 14, Bollingen 055 212 65 45
Wurmsbach
Chambre d’hôtes, cuisine Cloître de Wurmsbach 055 225 49 00
Rapperswil/Jona
Gîte, cuisine Pilgerherberge, Seestrasse, 5, Rapperswil 079 886 73 37
Auberge de Jeunesse, repas, petit déj. Jugendherberge, Hessehoferweg 10, Jona 055 210 99 27
Hôtel, repas, petit déj. Gasthof Zum Zimmermann, St Gallerstrasse 105, Jona 055 225 37 37
Hôtel, repas, petit déj. Gasthof Kreuz, St Gallerstrasse 30, Jona 055 225 53 53
Hôtel, repas, petit déj. Gasthaus Krone Kemptraten, Rütistrasse 6, Rapperswil 055 210 90 00
Hôtel***, repas, petit déj. Jakob Hotel, Hauptplatz 11, Rapperswil 055 220 00 50
Hôtel***, petit déj. Best Western Hotel Speer, Bahnofstrasse 5, Rapperswil 055 220 89 00
Hôtel****, petit déj. Hotel Hirschen, Fischmarktplatz 7, Rapperswil 055 220 61 80

Pour les logements, les renseignements sont juste indicatifs. Les données du livre ne sont pas réajustées chaque année. Dès lors, les prix ou les numéros de téléphone peuvent changer. D’ailleurs une telle liste ne peut être exhaustive. Chaque année, certains établissements ferment, d’autres ouvrent. Si vous cherchez un logement via AirB&B, consultez Internet, AirB&B ne communiquant pas les adresses des logeurs. Dans les gîtes, parfois le petit déjeuner est servi. Dans les accueils jacquaires, les prix sont laissés à la liberté du pèlerin. Certains accueils jacquaires proposent aussi le repas et le petit déjeuner. Les législations ne permettent pas de donner les coordonnées de ce type de logement. Consultez les sites officiels agréés pour ces adresses. En Suisse allemande, de nombreuses chambres d’hôte vous reçoivent sur la paille, où dormir dans ces conditions est très recherché.  De toute manière, il est très recommandé de réserver à l’avance, pour savoir si dans tous ces établissements, chambres ou hôtels, vous pouvez avoir le repas.

La liste ne dresse que les logements sur le chemin ou à proximité (moins de 1 km du chemin). Pour ce type de logement, consultez aussi les sites officiels du chemin. En Suisse, renseignez-vous auprès de “ Les Amis du Chemin de Composelle“ (https://www.viajacobi4.ch/Gites/).