11: Spiez à Wattenwil

Une belle balade dans la campagne bernoise

 

 

DIDIER HEUMANN, ANDREAS PAPASAVVAS

 

Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page.

 

Le Berner Oberland occupe tout le sud du canton de Berne. Le cœur de cette région est Interlaken, entre les deux lacs de Brienz et de Thoune. Mais, il se continue aussi plus vers l’Ouest avec le Simmental, le pays d’origine des grandes vaches du même nom, et au nord dans la région de Thoune. Notre chemin emprunte aujourd’hui ces axes, pour arriver à Wattenwil, petite commune agricole du district de Thoune, à la limite du canton de Fribourg. Aujourd’hui, nous traversons un pays de nature plus agricole, et le fromage tient une grande place dans la région. Les belles maisons sont toujours présentes. Nous sommes encore dans le canton de Berne, dans le Berner Oberland.

 

Les dénivelés aujourd’hui (+411 mètres/-363 mètres) sont très raisonnables. C’est un parcours sans aucune difficulté, avec de légères montagnes russes, même si la pente est rarement un peu plus accentuée aux abords de la Kander ou en début de parcours sur la colline du Spiezberg. Attention! Il est très difficile de trouver à se loger à Wattenwil. Prenez vos précautions et réservez à l’avance. Par bonheur, le nombre de pèlerins sur les chemins de Compostelle en Suisse est portion congrue.

Les parcours sur routes asphaltées dépassent légèrement les trajets empruntant les chemins:

Goudron: 12.6 km

Chemins: 9.2 km

Il est très difficile de spécifier avec certitude les pentes des itinéraires, quel que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qui mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées sur des profils cartographiés. Il existe peu de sites sur Internet pouvant être utilisés pour estimer les pentes (trois au maximum). Étant donné que ces programmes sont basés sur une approximation et une moyenne autour du point souhaité, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en raison de la variation entre deux points (par exemple une dépression suivie d’une bosse très proche). Un exemple? Sur le GR36, le long de la côte bretonne, l’altitude est rarement supérieure à 50 mètres au-dessus du niveau de la mer, mais l’itinéraire continue de monter et descendre toute la journée. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel donnera 800 mètres d’altitude, un autre 300 mètres. Qui dit la vérité? Pour avoir fait le parcours plusieurs fois, les jambes disent que la différence d’altitude est plus proche de 800 mètres! Alors, comment procédons-nous? Nous pouvons compter sur le logiciel, mais nous devons être prudents, faire des moyennes, ignorer les pentes données, mais ne considérer que les altitudes. De là, ce n’est que des mathématiques élémentaires pour en déduire les pentes, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont l’altitude est connue. C’est cette façon de faire qui a été utilisée sur ce site. De plus, rétrospectivement, lorsque vous estimez l’itinéraire estimé sur la cartographie, vous remarquez que cette façon de faire est assez proche de la vérité du terrain. Lorsque vous marchez souvent, vous avez assez rapidement le degré d’inclinaison dans les yeux.

Voici un exemple de ce que vous trouverez. Il suffit de prendre en compte la couleur pour comprendre ce qu’elle signifie. Les couleurs claires (bleu et vert) indiquent des pentes modestes de moins de 10%. Les couleurs vives (rouge et brun foncé) présentent des pentes abruptes, le brun dépassant 15%. Les pentes les plus sévères, supérieures à 20-25%, très rarement plus, sont marquées de noir.

Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du GR65. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct. Pour ce chemin, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-spiez-a-wattenwil-par-la-via-jacobi-34389161

Section 1: Sur le Spitzberg, au-dessus de la ville.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: quelques pentes sérieuses pour gagner la colline, puis parcours sans problème.

Ce matin, le temps est plus clair sur le port de Spiez, mais le mauvais temps s’annonce. La Via Jacobi quitte Spiez près du château.
Des escaliers montent au château.
Le château de Spiez et son église forment un ensemble d’une grande valeur artistique. Mentionnée déjà au VIIIème siècle, l’église fut reconstruite autour de l’an 1000 en style roman, et fut dotée au XIIIème siècle de peintures murales. Elle servit d’église paroissiale jusqu’au début du XXe siècle. Le château, de la même époque, possède un imposant donjon roman, mais des corps de logis de style gothique et baroque, extérieurs et intérieurs.
La Via Jacobi quitte le château et monte la Schlossstrasse.
Elle tourne sur la droite sur le Rebbergweg, mais vous pouvez monter une ruelle plus haut sur la Spiezbergstrasse, où se situe la très belle maison du Musée de la Patrie et de la Vigne (Heimat und Rebbaummuseum). De là, vous pouvez revenir sur le Rebbergweg. Quelle que soit l’option que vous choisissez, vous devez impérativement prendre le chemin qui monte au Spiezberg, et non aller vers la gare.
Le Rebbergweg au départ est une petite route qui monte dans les vignes. En montant, on voit bien la ville de Spiez, son château et sa rade.
Puis la Via Jacobi monte de petits escaliers jusqu’au sommet des vignes pour gagner la lisière de la forêt du Spiezberg.
Une petite route de terre battue va d’abord longer la lisière puis pénétrer dans la forêt de hêtres. On note parfois quelques rares chênes et frênes, même des châtaigniers. De l’autre côté de la colline, on voit le lac de Thoune et la fameuse vallée du Justistal au-dessus de Merlingen. Cette vallée est célèbre pour son “Chästeilet“, qui a lieu depuis près de 300 ans. A la fin de l’été, le fromage est réparti entre les fermiers dans le cadre d’un rituel observé depuis des siècles. Mais, il n’y a pas que des bergers présents. Des centaines d’amateurs de fromages y vont aussi, pour acheter les précieux trophées.

Le chemin monte en pente douce dans la forêt jusqu’à atteindre presque le sommet de la montagne, disons plutôt une colline. Nous ne sommes montés que de 100 mètres de dénivelé depuis le lac.
De là, le chemin redescend en pente douce dans la forêt.
A la sortie de la forêt, une petite route traverse la banlieue sur les hauts de Spiez.
Puis un petit chemin conduit à un tunnel qui passe sous la Thunstrasse.
Juste à côté, la Via Jacobi quitte la ville de Spiez, en passant sous la voie de chemin de fer au lieudit Spiezmoos Nord.
La Via Jacobi s’en va alors sur une petite route qui mène à Einingen, mais rapidement quitte la route pour le sous-bois. Le hêtre est le roi des forêts ici, avec ci et là quelques épicéas.
Le chemin forestier qui devient vite une petite route de terre battue va onduler assez longtemps parfois dans la forêt, parfois dans des espaces plus ouverts.
Quand la forêt s’ouvre, on aperçoit le lac de Thoune, avec en arrière-plan le Justistal. La ligne de chemin de fer passe à deux pas.
A la sortie du bois, la Via Jacobi rejoint une petite route au hameau de Riederen.

Section 2: Le chemin passe près du lac et de la Kander.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans difficulté, un peu raide au passage de la Kander.

Puis, la Via Jacobi quitte la route et va descendre à travers champs, après être passée devant une magnifique maison d’hôtes…
…pour traverser la voie de chemin de fer près du village de Chumm. On a ici devant soi le lac de Thoune et le Justistal.
De la voie de chemin de fer, la Via Jacobi descend sur la Thunstrasse, la route principale qui passe de ce côté du lac.
Elle suit alors la route jusqu’à l’entrée du village de Einingen et alors entre dans le village.
A l’entrée du village, le bar-restaurant est aussi une boutique, arrangée avec goût, qui propose une gamme de produits hétéroclites.
La route traverse le village, arrive près de la petite église St Michel, dont la source guérissait les malades. C’était une église du VIIème siècle importante, la mère des 12 églises qui furent érigées dans la région de Thoune. L’édifice actuel date du XIème siècle, transformé au XVème siècle. L’intérieur est sobre. Ce n’est plus une église catholique, mais un temple, le canton de Berne ayant adopté la confession protestante à la Réforme.

Mais voilà que la pluie va changer tout à coup le paysage et nous avons marché jusqu’à Wattenwil sous la pluie battante. Alors, à partir d’ici retournons sur l’étape à une période de temps plus clément.

La Via Jacobi remonte du village sur la Thunstrasse, en traversant la route, puis continue à monter dans la partie du village sise au-dessus de la route, où elle passe alors sous la voie de chemin de fer.

Puis, elle longe la voie de chemin de fer sur les hauts du village.
La petite route descend pour trouver des escaliers qui se dirigent vers un sous-bois.
La végétation est exubérante dans le sous-bois où règnent les hêtres, les chênes, les érables et la charmille. La pente est rude pour descendre à la rivière.
Le chemin dans les herbes folles conduit à la Kander et à ses eaux sauvages, dans une gorge profonde. La Kander naît dans l’Oberland bernois, passe près de Spiez et se jette dans le lac de Thoune. Ici, le pont suspendu est moins effrayant que celui rencontré auparavant dans les canyons du côté de Brienz.
Le chemin remonte en pente sévère dans le bois sombre. Tout à côté, la voie de chemin de fer traverse aussi la rivière.
Parfois, dans la montée des escaliers aident le marcheur. Le chemin sort bientôt du sous-bois en trouvant une petite route.
Mais, la Via Jacobi ne va pas sur la route et monte sur un large chemin de terre vers la colline jusqu’au lieudit Stattligturm, à deux bas des maisons d’habitation de la grande commune de Gwatt.
Un adorable petit chemin part alors dans l’herbe sur le haut de la colline. Plus loin, s’étendent la ville de Thoune et son château, au bout du lac.
On trouve ici de grands charmes, ce qui est rare en Suisse, où ce sont avant tout des hêtres qui dominent le paysage. Le chemin reste sur la crête au-dessus de Gwatt, une des banlieues de Thoune.
Sur la gauche du chemin, on voit les petites montagnes des contreforts des Alpes bernoises. Alors, le chemin arrive bientôt au bout de la crête.
Le chemin descend alors de la crête pour passer au lieudit Gwategg, à deux pas de Gwatt.

Section 3: Par monts et par vaux dans la campagne bernoise.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: quelques passages en pente avant de trouver un parcours plus aisé.

Un large chemin de terre descend alors vers un sous-bois où il n’y a presque que des hêtres fins et élancés. Dans le sous-bois, la Via Jacobi traverse l’autoroute qui relie Interlaken et Berne.
Derrière le sous-bois, où dans les clairières on voit aussi des frênes, une espèce pas très abondante en Suisse, la Via Jacobi traverse l’autoroute qui relie Interlaken et Berne.
Juste après, la Via Jacobi passe au lieudit Alti Schlyffi, où elle croise le ruisseau du Glütschbach. Ici, nous sommes à une bonne heure de marche de Amsoldingen, le village le plus important de la région.
Alors la Via Jacobi musarde très peu de temps sur la route avant de trouver une route de terre battue qui commence à grimper dans les feuillus.
La route de terre passe plus haut près des premières fermes de Bodmatt.
Toute la traversée de ces fermes est en forte pente, au milieu des prés et de quelques arbres fruitiers.
Un peu plus haut, la terre battue cède la place au goudron près des belles maisons à la sortie de Bodmatt.
Peu après, la petite route rejoint la grande route qui monte vers Asmoldingen.
La Via Jacobi suit alors la route en pente douce au milieu des maisons, dont de nombreuses sont sans doute occupées par les paysans. La circulation est douce sur l’axe.
Plus loin, elle quitte la route pour un chemin qui part en-dessous dans la forêt.
La forêt est magnifique ici, reposante. Les érables rivalisent de hauteur et d’envergure avec les vénérables hêtres.

Il n’y a pas de doute. Vous marchez sur le bon chemin, bien que la présence de la coquille soit très rare sur les chemins de Compostelle en Suisse.

Plus loin, le chemin sort des bois dans les prés et avance le long des arbres, où on note de nombreux noisetiers au milieu des épicéas, des feuillus et de la charmille.
Vous entendrez peut-être des coups de fusil dans la région. Non, ce ne sont pas des chasseurs, ce sont les militaires de la grande place forte de Thoune qui s’entraînent au tir dans la forêt en dessous. Cela fait du bruit, on dirait la guerre.
Plus loin, la Via Jacobi quitte les bois et passe au hameau de Tannacher au milieu des Simmental. Ces vaches n’ont pas toujours la même couleur, et la robe peut varier du blanc au brun. Les gens d’ici sont sans doute de vrais patriotes, et il est très courant de voir un grand drapeau suisse planté devant la ferme.
Ici, nous sommes à deux pas de Amsoldingen et le goudron remplace la terre battue, quand nous passons au hameau de Aarbach.
Ce coin de pays est de la campagne, de la vraie campagne. Bientôt on aperçoit le clocher de Amsoldingen dans le proche horizon.

Section 4: Des prés, des vaches et des lacs, voilà le programme.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans difficulté.

Puis, la route arrive assez rapidement dans les lotissements relativement neufs de Amsoldingen (800 habitants). La construction de ces nouveaux quartiers, où habitent de nombreux pendulaires travaillant pour la plupart à Thoune, a altéré le caractère originellement agricole et artisanal de la commune.
Au centre du village, il y a de magnifiques et incroyables maisons en bois, dont on ne saurait déterminer le siècle de construction. Si vous avez le temps, arrêtez-vous au restaurant du village. La fondue est juste exceptionnelle. Ou alors faites un saut à la fromagerie où vous trouverez de délicieux fromages de la région, dont des Alpkäse. Cela vous confortera dans l’idée qu’il y a encore des paysans ici.
La collégiale Saint-Maurice, où l’on a retrouvé les vestiges d’une église du VIIème siècle, fut construite au Xème siècle en style préroman. L’intérieur est remarquable. L’église, qui a subi plusieurs transformations, surtout à l’extérieur, fait partie d’un ensemble comprenant un château, plutôt une gentilhommière aujourd’hui privée, et des bâtiments agricoles.
La Via Jacobi sort du village derrière le château dans un ensemble de vielles demeures en bois qui inspirent la plénitude et le bonheur. On ne dira jamais assez l’effort majeur des responsables de l’aménagement du territoire dans cette partie du canton de Berne. Même les maisons en bois neuves ont déjà un petit air de vieux.
Puis la route part en pleine campagne, longeant au loin le lac d’Amsoldingen que l’on ne voit guère, dans un décor qui n’a sans doute pas bougé durant des siècles. Parfois, mais c’est rare, les paysans ont planté quelques céréales, sans doute pour le bétail.
Et la petite route défile, tranquille, au milieu des prés, le long de ces bijoux de fermes.

Ici, un énorme tilleul a pris possession des lieux.

Mais les fermes perpétuent toujours l’enchantement au bord de la route. Certaines ont un auvent caractéristique de certaines parties du canton de Berne. On ne s’en lassera jamais de ce patrimoine vernaculaire à ciel ouvert.
La Via Jacobi se rapproche maintenant de Uebeschi et la route longe le lac de Uebeschi, sur le bas-côté de la route.
Alors le pays s’ouvre sur une sorte de grand plateau, avec peu d’ondulations, où il n’y a que des prés, pour ainsi dire jamais de cultures. Les vaches doivent avant tout manger de l’herbe ici, et non du maïs.
Uebeschi est à deux pas, sur la route.
C’est un village plus petit qu’Asmoldingen, plus compact, avec d’anciennes fermes, mais aussi des maisons neuves. Ici, aussi certains habitants gens doivent travailler à Thoune, voire à Berne
La route monte à plus de 10% de pente pour quitter le village.

Section 5: Des prés, des vaches et des ruisseaux, voilà le programme.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans difficulté.

A la sortie de Uebeschi, une petite route part en pleine campagne. Allez un peu de statistiques pour le plaisir d’être à la campagne. Le canton de Berne possède à lui seul près d’un quart des exploitations agricoles (11.000/55.000) et des vaches laitières (123.000/587.000 du pays. Par comparaison, Genève c’est moins de 1’000 vaches!
La route goudronnée, mais on n’y prête que peu d’attention ici, ondule dans la campagne. Le regard s’attarde plutôt sur les Simmental dans les prés, les magnifiques fermes. Parfois, on a planté quelques arbres fruitiers. Où que se porte le regard sur les collines, ce ne sont que des fermes qui se perdent dans l’horizon.
Bientôt la route passe au lieudit Honegg, à une demi-heure de marche de Blumenstein.
Plus loin, la route commence à descendre dans le vallon.
Elle passe près des fermes du leudit Schubhus.
Alors, un chemin et une petite route alternent quand la Via Jacobi se dirige vers Bühl.
Dans tous ces hameaux, l’harmonie règne entre les belles fermes et les anciennes maisons bourgeoises conservées avec grand soin.
Le chemin plonge alors dans la végétation exubérante pour rejoindre le ruisseau de Fallbach.
La promenade est alors agréable le long du ruisseau jusqu’aux premières maisons de Mühle.
Encore ici, il y a une collection de remarquables maisons, des fermes sans doute pour la plupart, avec souvent des géraniums aux fenêtres.
La promenade se perpétue alors le long du ruisseau, parfois sauvage, parfois irrigué, jusqu’à Blumenstein.
A l’entrée du village, la Via Jacobi passe de l’autre côté du ruisseau.
Quand vous voyez des clochetons dans le canton de Berne e sont le plus souvent des édifices administratifs. Nous sommes en pays
La Via Jacobi traverse alors le village, le long du Fallbach. Une extraordinaire maison borde la route. Il faut bien le dire: en Suisse allemande, et plus particulièrement dans le canton de Berne, l’urbanisme galopant a évité l’implantation de ces “poux“ de lotissements neufs, sans caractère, que l’on trouve aujourd’hui à la périphérie de nombreux villages, surtout en Suisse romande. Mais, il faut dire aussi qu’ici on reste avant tout paysan, même si la ville de Thoune n’est qu’à une dizaine de kilomètres.

A la sortie du village, la Via Jacobi suit un moment la route qui mène à Wattenwil, mais au lieudit Blumenstein Bad, elle abandonne la route pour une route de terre battue qui part dans les prés et les fermes.

Un peu plus loin, comme la Via Jacobi est devenue amoureuse de ce ruisseau, elle traverse à nouveau le Fallbach, qui coule doucement dans la petite plaine sous les frênes.

On trouve aussi ici du maïs, ce qui est rare dans cette partie de la Suisse allemande, où il n’y a guère que des prés et des vaches. Ici, les fermes sont parfois un peu plus modernes, plus fonctionnelles, mais c’est rare aussi

Section 6: Balade le long de la rivière.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans difficulté.

Le chemin de terre se rapproche alors progressivement d’un sous-bois.
Dès l’entrée du sous-bois, le chemin traverse pour une dernière fois le Fallbach, perdu dans le vert des buissons, qui rejoint ici une plus grosse rivière, la Gürbe, qui coule dans le sous-bois.
La forêt est à nouveau belle ici, sombre et reposante, sous les grands hêtres, les érables, les chênes et parfois les épicéas.
Alors on entend s’amplifier le bruit sourd d’une rivière et le chemin va frôler la Gürbe.
Alors on entend s’amplifier le bruit sourd d’une rivière et le chemin va frôler la Gürbe.
A la sortie du sous-bois, le chemin arrive à Sägerei (La Scierie), là où un pont de bois est jeté sur la Gürbe. Cela ressemble à un vieux pont, mais il est de construction récente, datant de la fin du siècle dernier.

Ici, ce n’est qu’une petite chute d’eau, mais la rivière est très capricieuse, cascadant de la montagne dans le parc naturel du Gantrisch pour se terminer en nombreux barrages. En amont, la rivière attire de très nombreux randonneurs.

Ici, nous sommes à deux pas de Wattenwil, à moins de 30 minutes. Alors, un joli et agréable chemin s’en va à plat le long de la rivière dans le sous-bois de feuillus. Parfois, on voit la rivière cascader sur les pierres.
Le chemin passe devant le club de platzgen, un sport bernois qui consiste à lancer de grosses étoiles de plomb dans une cible de terre humide, un sport inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO. A l’horizon, Wattenwil se rapproche, mais on devine que c’est un village fort étendu et fort dispersé.
Le chemin se rapproche alors progressivement du village.
On va abandonner le doux murmure de la rivière lorsque le chemin de terre rejoint la route à l’entrée du village.
Quelques belles maisons patriciennes sont présentes dans le village (2’850 habitants). Mais, il n’y a pas grand chose à voir ou à faire ici. Le village est moins élégant que ceux que nous avons traversés aujourd’hui. Il est juste plus fonctionnel, avec des commerces. La seule difficulté est relative aux logements disponibles. Il n’y a plus de logement à l’hôtel, qui n’est plus qu’un restaurant. Il n’y a que trois maisons d’hôtes dans le village, et une autre 1 kilomètre plus loin, après une sérieuse montée. Alors, prenez vous dispositions à l’avance, si vous ne voulez pas dormir à la belle étoile. Heureusement, que peu de pèlerins traversent la Suisse. Mais si le Chemin de Compostelle en Suisse était appelé à se développer plus, il y a encore beaucoup de travail pour fournir aux marcheurs des logements.

Logements sur la Via Jacobi

 
Einigen
Chambre d’hôte, repas, petit déj. Rosmarie et Walter Loosli, Höhenstrasse 75, Einigen 033 654 34 73/ 079 659 44 73
Amsoldingen
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Dora Keller, Dorfstrasse 20, Amsoldingen 033 341 17 64/ 079 227 36 64
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Dory Widmer,  Eggenweg 18, Amsoldingen 033 341 16 69/ 079 427 71 25
Hôtel, repas, petit déj. Gasthof Kreuz, Amsoldingen 033 341 11 60
Blumenstein
Camping, petit déj. Camping Platz, Badstrasse 26, Blumenstein 033 356 21 54
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Jozefina Trachsel, Wäsemligasse 3, Blumemstein 033 356 05 83
Chambre d’hôte, petit déj B&B Zbinden-Bähler, Wäsemligasse 7, Blumemstein 033 356 16 09
Chambre d’hôte, petit déj B&B Rupp-Berger, Riedbachstrasse 3, Blumemstein 033 356 27 50/ 079 580 80 68
Hôtel, repas, peti déj. Gasthof Bären, Bärenstutz 5 033 356 46 36
Wattenwil
Chambre d’hôte et paille, repas, petit déj. B&B Künzi, Hofmattweg 2, Wattenwil 033 356 19 09
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Gerber, Gmeissstrasse 4, Wattenwil 033 356 17 15
Chambre d’hôte, petit déj. Blumen Liechti, Burgisteinstrasse 5a, Wattenwil 033 356 12 34/079 734 58 60

Pour les logements, les renseignements sont juste indicatifs. Les données du livre ne sont pas réajustées chaque année. Dès lors, les prix ou les numéros de téléphone peuvent changer. D’ailleurs une telle liste ne peut être exhaustive. Chaque année, certains établissements ferment, d’autres ouvrent. Si vous cherchez un logement via AirB&B, consultez Internet, AirB&B ne communiquant pas les adresses des logeurs. Dans les gîtes, parfois le petit déjeuner est servi. Dans les accueils jacquaires, les prix sont laissés à la liberté du pèlerin. Certains accueils jacquaires proposent aussi le repas et le petit déjeuner. Les législations ne permettent pas de donner les coordonnées de ce type de logement. Consultez les sites officiels agréés pour ces adresses. En Suisse allemande, de nombreuses chambres d’hôte vous reçoivent sur la paille, où dormir dans ces conditions est très recherché. De toute manière, il est très recommandé de réserver à l’avance, pour savoir si dans tous ces établissements, chambres ou hôtels, vous pouvez avoir le repas.

La liste ne dresse que les logements sur le chemin ou à proximité (moins de 1 km du chemin). Pour ce type de logement, consultez aussi les sites officiels du chemin. En Suisse, renseignez-vous auprès de “ Les Amis du Chemin de Composelle“ (https://www.viajacobi4.ch/Gites/).