12: Wattenwil à Schwarzenburg

Presque au bout du canton de Berne

 

 

DIDIER HEUMANN, ANDREAS PAPASAVVAS

 

Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page.

 

Aujourd’hui, le parcours va d’abord passer par les deniers villages du district de Thoune avant de traverser en grande partie les campagnes et les petits villages du district de Schwarzenburg, bordé à l’est par la Scharzwasser et à l’ouest par la Sengine, la Sense en allemand. Cette région a une histoire particulière, ayant été vendue en parts égales, au XVème siècle, par les ducs de Savoie aux deux cantons de Fribourg et de Berne. C’est alors que commença la dure période du double règne qui devra durer jusqu’en 1798. Cette période eut une influence extrêmement préjudiciable sur le développement de ce petit état isolé, entraînant souvent une grande pauvreté, car ni Berne ni Fribourg ne furent disposées à beaucoup investir dans le pays. La constitution helvétique de 1798 attribua à la seule ville de Berne l’annexion totale de la région de Schwarzenburg. Désormais, Schwarzenburg est un district bernois.

Ayant fait les parcours du Chemin de Compostelle plusieurs fois, nous avons privilégié les parcours faits par temps clair. Mais, on peut aussi avoir un autre point de vue, plus réaliste. La pluie a aussi son charme et les paysages changent. “Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin”, c’est un dicton bien connu. Lorsque nous avons effectué cette étape, la pluie était abondante, à presque ne plus voir le chemin. Il est dès lors difficile de présenter des images où l’objectif n’est plus qu’une grande goutte d’eau. Aussi avons-nous refait certaines portions du parcours par un jour moins chargé de nuages. Vous aurez donc le sentiment de vivre dans un univers étrange, parcourant un même paysage dans des climats bien différents, mais cela ne change rien au message, qui est de commenter et montrer le parcours. Chantons sous la pluie!

 

Les dénivelés (+588 mètres/-392 mètres) sont assez importants pour une étape relativement courte. Mais les pentes les plus exigeantes sont réparties tout au long de la journée. Il y a d’abord la montée initiale au-dessus de Wattenwil, la plus pénible d’entre elles. Moins exigeante est la longue montée de Riggisberg à Rüeggisberg. Et puis, le chemin se tord beaucoup en montée dans les sous-bois après avoir traversé la Schwarzwasser, et juste avant d’arriver au terme de l’étape. Les descentes ne posent pas de difficulté particulière.

Les routes, à leur habitude, dominent encore les chemins dans la nature:

Goudron: 12.8 km

Chemins: 7.7 km

Il est très difficile de spécifier avec certitude les pentes des itinéraires, quel que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qui mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées sur des profils cartographiés. Il existe peu de sites sur Internet pouvant être utilisés pour estimer les pentes (trois au maximum). Étant donné que ces programmes sont basés sur une approximation et une moyenne autour du point souhaité, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en raison de la variation entre deux points (par exemple une dépression suivie d’une bosse très proche). Un exemple? Sur le GR36, le long de la côte bretonne, l’altitude est rarement supérieure à 50 mètres au-dessus du niveau de la mer, mais l’itinéraire continue de monter et descendre toute la journée. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel donnera 800 mètres d’altitude, un autre 300 mètres. Qui dit la vérité? Pour avoir fait le parcours plusieurs fois, les jambes disent que la différence d’altitude est plus proche de 800 mètres! Alors, comment procédons-nous? Nous pouvons compter sur le logiciel, mais nous devons être prudents, faire des moyennes, ignorer les pentes données, mais ne considérer que les altitudes. De là, ce n’est que des mathématiques élémentaires pour en déduire les pentes, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont l’altitude est connue. C’est cette façon de faire qui a été utilisée sur ce site. De plus, rétrospectivement, lorsque vous estimez l’itinéraire estimé sur la cartographie, vous remarquez que cette façon de faire est assez proche de la vérité du terrain. Lorsque vous marchez souvent, vous avez assez rapidement le degré d’inclinaison dans les yeux.

Voici un exemple de ce que vous trouverez. Il suffit de prendre en compte la couleur pour comprendre ce qu’elle signifie. Les couleurs claires (bleu et vert) indiquent des pentes modestes de moins de 10%. Les couleurs vives (rouge et brun foncé) présentent des pentes abruptes, le brun dépassant 15%. Les pentes les plus sévères, supérieures à 20-25%, très rarement plus, sont marquées de noir.

Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du GR65. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct. Pour ce chemin, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-wattenwil-a-schwarzenberg-par-la-via-jacobi-4-32231873

Section 1: Sur les hauteurs de Wattenwil.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: montée sévère sur la colline.

La Via Jacobi quitte Wattenwil sur les hauts du village au niveau du temple. La nouvelle construction date de la fin du XVIIème siècle, avec des fonts baptismaux et des cloches ont été repris de l’ancien édifice. Le presbytère est logé dans une ancienne maison de maître, en style baroque.

Une petite route part au-dessus du temple, croise le ruisseau de Oeligraben, un affluent de la Gürbe, et monte sérieusement dans les prés et les arbres fruitiers.

On a rapidement une belle perspective sur le village en-dessous.

La pente rapidement s’accentue, à près de 10 à 15%, sous les frênes. Sur la pente sévère, des maisons, dont on ne sait dire ce sont des fermes ou des résidences principales. Wattenwil est aussi devenue avec le temps un village de pendulaires.
Peu après, la Via Jacobi emprunte une route plus étroite.
Alors la pente se fait encore plus rude, à près de 20% d’inclinaison.
C’est encore plus pénible quand la pluie coule de votre front sur la pèlerine, non?
On se dit qu’il vaut mieux avoir une 4X4 pour habiter ici en hiver.

Ici, vous arrivez au bout de l’effort majeur de la journée.
Dans cette étape, faites très attention aux panneaux de signalisation! Il y a de faux amis qui peuvent vous égarer en chemin. Il n’y a qu’une bonne direction, celle indiquée par la Via Jacobi 4, encadrée de bleu, dans le sens de la marche en avant. Ici, part aussi le chemin qui mène au B&B de Stauffenbühl, très bienvenu pour les gens qui n’ont pas trouvé à se loger à Wattenwil.

Ici, en vous retournant vers la vallée, vous aurez le privilège de voir devant vous se dessiner les géants des Alpes bernoises, l’Eiger, le Mönch, la Jungfrau et le Finsteraarhorn.

La Via Jacobi part alors dans l’herbe à flanc de coteau.
Peu après, la terre battue prend la place de l’herbe au milieu des prés et des arbres fruitiers.

Devant vous, de l’autre côté du vallon, se dresse le château de Burgistein, sous lequel passe la Via Jacobi.

Le chemin commence à descendre en pente légère. Ici est notée la direction du B&B de Stauffenbühl, à deux pas du chemin.
Tout le coteau ici est couvert de belles maisons soignées, fleuries pour la plupart. La direction est toujours celle de Burgistein Dorf. On se rapproche progressivement du château.
La Via Jacobi rejoint alors la grande route dite Bugisteinstrasse au lieudit Burgistein Bir Linde, où se trouve un restaurant sous les tilleuls, comme l’indique le nom.
Ici, elle va emprunter un large chemin de terre qui monte en direction du château et de Burgistein Dorf.
Le chemin monte en pente douce, presque parallèle à la route, mais il va éviter le château.
La montée est brève et le chemin descend pour rejoindre la route à l’entrée de Burginstein Dorf.
Le village, dont le nom sur les cartes est Weier, et non Burgistein Dorf, sis au pied d’un bel étang, est très charmant au milieu de ses belles demeures de bois et de maisons plus neuves.
La Via Jacobi sort du village, emprunte une centaine de mètres un talus pierreux et retrouve la Burgisteinstrasse, la route qui va vers Riggisberg au niveau du poste des pompiers. Mais, la Via Jacobi ne suit pas la route. Elle descend sur une petite route de campagne parallèle à la grand route.
Il y a de très belles fermes sur l’axe, certaines même bâties assez récemment. Il y a sans doute aussi quelques résidences qui ne sont pas habitées par des paysans locaux. Ce qui est assez étonnant dans le canton de Berne est le fait que les tas de fumiers ne sont que rarement à la vue de tous au bord de la route, comme ils le sont dans le canton de Fribourg.
Un peu plus bas, la Via Jacobi fait faux bond à la route et s’en va dans la nature. Mais vous pouvez tout aussi bien continuer sur la route. Il n’y a pas de véhicule, ou alors très rarement.

Section 2: Par monts et par vaux dans la campagne bernoise.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: montée assez rude au-dessus de Riggisberg.

C’est un petit chemin qui monte légèrement sur la colline, puis s’en va à plat le long des érables, des charmes et des chênes.
Puis, il traverse les prés et rejoint la petite route au lieudit Untere Elbschen.
Depuis ici, c’est une petite demi-heure pour gagner Riggisberg. Ici, quand on construit une nouvelle ferme, on sait à l’avance qu’elle va se bonifier avec le temps. Heureux pays qui sait perpétuer la beauté des constructions de leurs ancêtres.
Puis, un large chemin de terre battue remplace le goudron et descend dans le petit vallon en pente douce au milieu des belles fermes, des arbres fruitiers et des grands chênes.
Plus bas, il passe près du discret ruisseau de Müllibach, perdu dans les broussailles.
Bientôt, on voit grossir le village de Riggisberg devant soi.
A l’approche du village, le goudron reprend ses droits, et la route monte alors un bref instant.
La Via Jacobi rejoint la route principale. Elle traverse un village (2’500 habitants), qui est un centre régional d’importance, où on trouve tous les commerces, même un petit hôpital et un musée de textiles tissés. Le château est à l’écart du village et le chemin n’y passe pas. C’est la porte touristique de la région de Gantrisch.
Des escaliers mènent au temple sur la colline au-dessus du village.

L’église remonte au XIIème siècle et son clocher est de style roman tardif. A la Réforme, l’église fut fermée et ne fut rouverte qu’au XVIème siècle, où elle est devenue temple. Elle fut rénovée au cours des siècles et la dernière transformation est de la fin du siècle dernier.

Une route monte au-dessus de l’église jusqu’au niveau de l’hôpital.
Alors changeons un peu pour montrer une autre réalité du chemin et progressons un peu sous la pluie battante. Tout cela relativise bien les paysages.

 

La via Jacobi suit alors très peu de temps la route en quittant le quartier de l’hôpital où se dressent de magnifiques demeures. Au début, la pente est sévère.

Derrière les dernières maisons du village, une route de terre battue monte alors avec parfois des pentes à plus de 10% dans les prés. Mais la pente est régulière et raisonnable.
Plus haut, le goudron remplace la terre battue. Un peu plus haut encore, la route passe devant le magnifique ranch de Haselmatt.
La route continue de monter de manière assez soutenue dans les prés vers le village de Tromwil.

Section 3: A travers les belles maisons du canton de Berne.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours aisé avant une plus difficile descente dans le vallon.

La route arrive à Tromwil, au milieu des fermes qui, même sous la pluie, rivalisent en grandeur et élégance. Sans faire injure aux autres cantons suisses, disons que les belles fermes du pays sont en majorité bernoises.
En sortant du village, la petite route continue à monter jusqu’à rejoindre une plus grande route qui va de Riggisberg à Rüeggisisberg, direction Mättiwil.

La pluie redouble d’intensité et le brouillard redescend de la colline. Allez! On va quitter le mauvais temps pour revenir ici par beau temps sous le soleil. Le contraste est alors saisissant. Dans toute la région, voici le spectacle qui vous est offert si vous vous retournez. Vous voyez en contrebas le lac de Thoune et à l’horizon les majestueux 4’000 des Alpes bernoises, l’Eiger, le Mönch et la Jungfrau. Cela change, non? Mais souvent, le pèlerin n’a pas le choix.

 

La route arrive alors à Mättiwil. Ici, la Via Jacobi rejoint une variante de la Via Jacobi, qui part aussi du lac de Constance mais passe par Berne. Les fermes sont juste incroyables.
A la sortie du hameau, un chemin s’en va à plat dans la campagne vers Rüeggisberg. Ici, poussent quelques rares cultures au milieu des prés.
Le chemin arrive assez rapidement sous la partie récente du village.
Rüeggisberg (1’800 habitants) est un petit village tranquille flanqué de belles demeures, où on peut se restaurer et y loger.
Le chemin descend sur le cloître de Rüeggisberg, un ancien cloître cistercien, qui a eu ses heures de gloire au Moyen-Âge, et qui a progressivement disparu pour n’être qu’une grande ferme, ce qu’il est encore aujourd’hui. Mais le site reste assez remarquable.
Dès que l’on quitte le cloître, la nature devient plus sauvage dans les feuillus et les herbes folles. Un mauvais chemin descend en pente raide le long du sous-bois le long du ruisseau du Grüenibach.
On ne dira pas qu’ici c’est la partie la plus passionnante de l’étape. Le chemin joue à yoyo avec la route qui va vers Schwarzenburg, puis retourne un peu plus bas dans le sous-bois.
La descente est raide dans les hautes herbes sous le feuillus qui font comme une voûte sombre.
Au fond du petit vallon, le chemin traverse le ruisseau du Grüenibach, puis revient à nouveau sur la route.
La Via Jacobi suit alors la route jusqu’à Helgisried et ses belles et grandes fermes. Ici, un cheval nous montre fièrement le palmarès des concours gagnés par son propriétaire.

Ne vous étonnez pas des lumières de l’étape ici. Nous avons repris des images d’une étape alterne du chemin qui revient de Berne vers Rüeggisberg. Nous sommes donc un matin d’automne. Aujourd’hui le brouillard rend le paysage fantasmagorique et impressionniste.

 

A Hegelsried, à l’angle d’une belle ferme, la Via Jacobi prend une petite route goudronnée qui s‘en va dans la campagne vers le hameau isolé de Matten.

Section 4: Un petit passage près de la Schwarzwasser.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: descente marquée puis répit avant de remonter sur le haut plateau après la rivière.

Une petite route s’en va alors dans les prés. A mi-parcours du hameau, la Via Jacobi quitte la route pour descendre dans l’herbe vers la route principale, la Schwarzenburgstrasse.
Le chemin se dirige alors vers les maisons de Bühlstutz. En-dessous, on voit passer la route.
Bühlstutz, c’est quelques maisons dispersées au bord de la route et un grand immeuble dont on n’a su préciser l’usage.
Ici, la Via Jacobi ne suit pas la route ici. Aussitôt elle reprend une plus petite route qui remonte vers la colline en direction du hameau de Rohrbach.
La montée est assez sévère, mais brève au-dessus de la route cantonale. Bientôt aujourd’hui, nous retrouvons le soleil éclatant au village. Ici encore, les grosses fermes occupent un espace qui pourtant apparaît réduit.
Puis la Via Jacobi redescend vers la plaine, d’abord sur le goudron…
…puis à travers les prés, après avoir passé plusieurs barrières pour contenir le bétail.
En contrebas, le chemin retrouve la route cantonale, la Schwartenburgstrasse au niveau du hameau de Sagi. Ici coule encore le Grüenibach.

C’est un site charmant dans la vallée encaissée avec un restaurant où les locaux se pressent.

La Via Jacobi fait alors quelques mètres sur la route cantonale pour trouver le Wislisaubrücke, le pont qui enjambe la Schwarzwasser, une rivière sauvage qui a creusé un véritable canyon dans la molasse.
Un large sentier suit alors la rivière dans un sous-bois où se mélangent les feuillus et les conifères…
…pour se retrouver un peu plus loin sur la route cantonale, en abandonnant la rivière.
La Via Jacobi quitte alors la route cantonale qui monte dans le canyon pour traverser le petit ruisseau de Lindebach. Faites attention ici, si vous êtes un habitué de la coquille de Compostelle des chemins de France. En Suisse, la coquille ne marque jamais la direction. Il faut suivre seulement les panneaux de signalisation de la Via Jacobi.
La montée est assez sévère, à près de 20% au début, dans les taillis et le sous-bois, souvent sur des rondins de bois pour éviter les glissades.
Plus haut, la pente se fait moins rude quand le sentier traverse la forêt au milieu des épicéas et des feuillus et sort dans la clairière.

La Via Jacobi part alors dans l’herbe jusqu’au sommet de la colline et la pente reste très soutenue.

A cette période de l’année on passe de l’ombre à la lumière. En dessous, le canyon est sombre, mais à l’approche du plateau au-dessus le soleil resplendit de mille feux.
Au sommet de la colline, la pente s’adoucit et une petite route de gravier conduit au lieudit Granegg, où on n’élève pas que des vaches.
La petite route traverse alors le plateau, avec des prés bien sûr, mais aussi un peu de maïs, le long des fermes qui ne se comptent guère, tant elles sont nombreuses.
La route arrive bientôt à Henzischwand. Les fermes sont toutes plus remarquables les unes que les autres et souvent fleuries dans la région où le bétail est roi.

Section 5: Presque au bout du canton de Berne.

 

Aperçu général des difficultés du parcours: parcours sans difficulté, si ce n’est près de Schönnentannen.

Puis, la petite route se dirige vers le hameau de Kühmoos. Les chèvres aiment jouer à celle qui prendra le pouvoir sur les hauteurs.
Ici, les fermes s’alignent les unes derrière les autres le long de la route.
Ici, la campagne est si nette que vous ne voyez jamais un tas de fumier traîner. Même les crottes de chiens sont éliminées. Plus loin, le goudron fait place à la terre battue.
Là, une route de terre battue va passer assez longtemps entre prairies et maïs.

A l’horizon se dessinent les alpes fribourgeoises. On se rapproche peu à peu de la Suisse romande.

Puis, la Via Jacobi tourne et rejoint le goudron à l’entrée de Elisried.

Ici, un propriétaire propose aux pèlerins ou aux touristes de coucher dans la paille. Les suisses allemands raffolent de ce type de logement. Ici, nous sommes à 45 minutes de marche de Schwartzenburg.

La campagne est douce et belle ici, avec les tas de bois coupés comme dans les livres.
La route continue jusqu’à atteindre Schönnentannen, où on trouve à se restaurer au bord de la route.

Bien évidemment, la route cantonale continue jusqu’à Schwarzenburg, à deux pas. Mais, le Chemin de Compostelle aime faire passer le pèlerin hors des routes faciles. Alors, il invente une petite partie dans l’herbe, et en pente. Si vous ne voulez pas vous frotter aux hautes herbes, vous pouvez, à la hauteur du restaurant, prendre le large chemin de terre qui part en dessous de la route. Ce chemin vous conduira sans effort jusqu’au bourg.

Pour les autres, ceux qui croient naïvement que le chemin de Compostelle est immuable et qu’il est bon de ne jamais faire un détour ou prendre un raccourci, après un mauvais petit escalier, le chemin monte dans les prés au sommet de la colline.

Du sommet de la crête se dessine devant vous Schwartzenburg blotti dans de douces collines.

Sur la crête, le chemin traverse un petit sous-bois.
Puis, il sort des arbres pour longer dans l’herbe le sous-bois.
Au bout de la crête, la Via Jacobi rejoint alors une route qui descend sur Schwartzenburg, avant de repartir à travers champs.

Un peu plus bas, vous vous retrouverez au-dessus de Schwarzenburg, sans aucune trace du chemin. Continuez sans trembler dans les prés ou descendez dans la forêt. Si vous ne trouvez pas le chemin, prenez aussi la route. Schwarzenburg est juste au-dessous.

Schwarzenberg est gros bourg avec près de 7’000 habitants, avec tous les commerces. Le train passe aussi ici. Le bourg est truffé de belles maisons patriciennes.
Le Dorfbach coule dans certaines parties du village.
L’activité se regroupe surtout autour des petites rues commerçantes près de la gare. Le château, construit à la fin du XVIème siècle est situé au calme, dans un parc à l’extérieur du village.

Logements sur la Via Jacobi

Stauffenbühl
Chambre d’hôte, repas, petit déj. B&B Stauffenbühl, Stauffenbühl 140, Burgistein 033 557 83 83 /077 413 62 36
Burgistein
Camping, petit déj. Camping Elbschen, Burgistein 033 356 36 51
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Aeschenbacher, Breiten 45, Burgistein 033 356 36 69/ 079 462 73 62
Riggisberg
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Ernst Bäckerei, Vordere Gasse 9, Riggisberg 031 809 36 36/ 079 416 36 71
Chambre d’hôte, petit déj. Wohnheim Heidi Hofer, Scchlossweg 5, Riggisberg 031 808 81 43
Chambre d’hôte et paille, repas, petit déj. Bauernhof Böhlen, Muriboden 4, Riggisberg 031 809 30 02/ 079 943 31 69
Rüeggisberg
Gîte, petit déj. Andi et Doris Steller, Dorfstasse 12, Rüeggisberg 031 809 18 22/ 079 866 31 63
Chambre d’hôte, petit déj. Elisabeth et Jürg Wilen, Unter der Eichen 6, Rüeggisberg 031 331 67 22
Chambre d’hôte, petit déj. Elsbeth et Alfred Buri-Berger, Haslistrasse 16, Rüeggisberg 031 809 08 30
Chambre d’hôte, petit déj. Cottage Holiday Stöckli, Dorfstrasse 22, Rüeggisberg 031 809 40 80
Hôtel, repas, petit déj. Gasthaus Bären, Rüeggisberg 031 808 81 43
Schwarzenburg
Auberge de jeunesse, petit déj. Pfadiheim Pöschen, Freiburgstrasse 98, Schwarzenburg 031 731 20 64
Gîte communal, petit déj. Mehrzweckanlage, Schwarzenburg 031 732 01 00
Chambre d’hôte, repas, petit déj. B&B Mäder, Katzenstyg 48, Schwarzenburg 031 731 28 78
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Salzmann, Wartgässli 44, Schwarzenburg 031 731 28 76/ 079 627 47 48
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Ramser, Kirchhalde, Schwarzenburg 031 731 16 66
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Nydegger, Bernstrasse 14, Schwarzenburg 031 731 15 77
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Christen, Zelgweg 34, Schwarzenburg 031 731 16 45
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Schmied, Steinhausstrasse 21, Schwarzenburg 031 731 05 47
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Rebetez, Unters Aebnit 9, Schwarzenburg 031 731 26 83/ 079 624 43 34
Chambre d’hôte, petit déj. B&B Leuenberger, Torhalten 1, Schwarzenburg 031 731 29 75/ 079 829 95 91
Hôtel**, repas, petit déj. Gasthof Bühl, Thunstrasse 1, Schwarzenburg 031 731 01 38
Hôtel***, repas, petit déj. Hôtel Restaurant sonne, Dorfplatz 3, Schwarzenburg 031 731 21 21

Pour les logements, les renseignements sont juste indicatifs. Les données du livre ne sont pas réajustées chaque année. Dès lors, les prix ou les numéros de téléphone peuvent changer. D’ailleurs une telle liste ne peut être exhaustive. Chaque année, certains établissements ferment, d’autres ouvrent. Si vous cherchez un logement via AirB&B, consultez Internet, AirB&B ne communiquant pas les adresses des logeurs. Dans les gîtes, parfois le petit déjeuner est servi. Dans les accueils jacquaires, les prix sont laissés à la liberté du pèlerin. Certains accueils jacquaires proposent aussi le repas et le petit déjeuner. Les législations ne permettent pas de donner les coordonnées de ce type de logement. Consultez les sites officiels agréés pour ces adresses. En Suisse allemande, de nombreuses chambres d’hôte vous reçoivent sur la paille, où dormir dans ces conditions est très recherché. De toute manière, il est très recommandé de réserver à l’avance, pour savoir si dans tous ces établissements, chambres ou hôtels, vous pouvez avoir le repas.

La liste ne dresse que les logements sur le chemin ou à proximité (moins de 1 km du chemin). Pour ce type de logement, consultez aussi les sites officiels du chemin. En Suisse, renseignez-vous auprès de “ Les Amis du Chemin de Composelle“ (https://www.viajacobi4.ch/Gites/).